Pour l’année 2018, plus de 200 athlètes ont porté haut et fort le drapeau malgache au-delà de la Grande île et plus d’une soixantaine de médailles récupérées sur les scènes régionale, continentale, voire mondiale.
La plus belle performance est, sans doute, la première qualification des Barea, l’équipe nationale malgache masculine de football à la Coupe d’Afrique des Nations 2019 (CAN) en Égypte. La nomination comme finaliste dans la catégorie de l’équipe africaine de l’année, derrière la Mauritanie, constitue une reconnaissance continentale des efforts fournis, avant de se frotter aux meilleures nations africaines de football cette année. Autre fait important dans le football, les jeunes cadets de la sélection nationale se sont hissés en finale aux Jeux de la Commission de la jeunesse et des sports de l’océan Indien (CJSOI), au mois d’avril à Djibouti.
Dans la catégorie de la déception, la campagne africaine de l’équipe masculine de beach soccer se trouve en bonne place. La championne d’Afrique 2015 trébuche dès la phase de poule et n’a pas pu accéder dans le dernier carré. Les performances des clubs dans les compétitions africaines ne sont pas non plus au mieux, comme cela a toujours été le cas ces dernières années. Cnaps Sport a été éliminé dès le premier tour de la ligue des champions africaine tandis que l’Elgeco Plus rend les armes au second tour de la phase de la Coupe de la Confédération Africaine de Football (CAF).
Comme la discipline reine, le basket-ball et le handball connaissent un certain succès au niveau régional. Les basketteurs de la police nationale COSPN a connu une année spectaculaire, en étant champion de la Coupe des Clubs Champions de l’Océan Indien (CCCOI), contrairement aux équipes féminine et masculine de FIBA 3×3 qui ont chuté chacun en quart de finale. En handball, l’équipe nationale féminine de moins de 20 ans est sacrée championne de l’IHF Trophy Handball en Août dernier en Zambie, alors que les cadets ont gagné la médaille d’argent. En Coupe des Clubs Champions de l’Océan indien, les THBC ont fini à la deuxième place à domicile. De leur côté, les rugbymen ont vécu une année noire en 2018 dans les compétitions internationales. Les makis, toutes catégories, n’ont pas fait le poids au niveau continental.
Certes, la qualification historique des Barea pour la CAN, est à la une du sport malgache pour 2018, cette année est aussi marquée par la belle performance du sport à « force athlétique » et les jeunes athlètes en sport individuel.
En sports individuels, 2018 a été une année faste pour les haltérophiles en termes de résultat. Cette discipline reste la plus porteuse de médailles dans diverses compétitions internationales. Lors de la qualification aux Olympiques de Tokyo en 2020 en Egypte, l’haltérophilie a glané trois médailles d’or, une en argent et une en bronze. De même en Championnat d’Afrique Senior, cette discipline a raflé deux médailles d’or et quatre en argent. Comme leurs aînés, les jeunes espoirs ont aussi porté haut le drapeau malgache lors du championnat d’Afrique Jeunes en Égypte avec trois médailles d’or, une en argent, cinq en bronze, ainsi que trois médailles de bronze aux Jeux Africains de la jeunesse à Alger. En tout l’haltérophilie a ramassé une vingtaine de médailles dans toutes les compétitions dans lesquelles elle s’est engagée.
Comme l’haltérophilie, le kickboxing a obtenu des bons résultats au championnat d’Afrique au Cameroun. Sur les douze athlètes engagés, ils ont récolté douze médailles dont six en or, deux en argent et quatre en bronze. Par contre, nos boxeurs ont broyé du noir au Championnat du monde.
Par ailleurs, l’athlétisme a été marqué par les jeunes athlètes. Environ une quinzaine de médailles ont été obtenu par ces jeunes durant la XIe CJSOI. En Algérie, lors des Jeux Africains de la Jeunesse, la délégation malgache n’a récolté que quatre médailles sans pour autant réussir à glaner la plus belle des breloques.
La pétanque, une grosse désillusion, le bodybuilding en phase montante
La mauvaise opération des équipes malgaches lors des grands rendez-vous, lors du Mondial au Canada et aux Masters, pèse sur le bilan des boulistes. La triplette malgache a été sortie dès les huitièmes de finale de la compétition canadienne, que notre porte-étendard avait pourtant remportée lors de la précédente édition. Moins cruel, le parcours de Alain Mandimby alias Coklet, de Lahatra Randriamanantany et de Tiana « Tonnerre » Razanadrakoto a été moins chaotique, du moins jusqu’en finale du Masters. La triplette a failli face l’équipe championne qu’est la bande à Montoro en étant battue par un score de 13 à 5. Le titre de vice-champion du monde en tir de précision obtenu par Taratra Rakotoarinosy lors du mondial au Canada n’efface pas la déception. Il en est de même du titre de champion au premier Open de Dakar par la triplette Taratra, Ram’s et Lipo.
Il est à noter la montée de la discipline de bodybuilding qui commence à avoir la cote auprès des jeunes. Les bodybuilders malgaches commencent à se montrer lors des compétitions internationales à l’image de leur participation à la Cup of Titans à l’île Maurice.














