Antananarivo, 30 Octobre, 8h00 – 500 jeunes plants autochtones répondant aux besoins des lémuriens, c’est-à- dire pour leur alimentation et leur habitat ont été mis en terre dans la nouvelle aire protégée de Mandena, à Tolagnaro, vendredi à l’occasion de la journée mondiale des lémuriens. Cette journée était l’occasion pour les scientifiques, les acteurs de la préservation et les amoureux de la biodiversité de lancer un appel pour la protection de ces primates.
A Tolagnaro, des acteurs de la préservation de l’environnement, des sociétés privés telles que Rio Tinto QMM ou Tropical Biodiversity and Social Enterprise (TBSE), ainsi que les autorités locales ont choisi de marquer l’événement par le lancement d’un projet de restauration de l’habitat de ces espèces aujourd’hui menacées.
« Les lémuriens sont menacés par la dégradation de leur habitat causé par la déforestation », alerte Jean Baptiste Ramanamanjato, gérant du Tropical Biodiversity and Social Enterprise (TBSE) et spécialiste dans le domaine. « Au rythme actuel, il est fort probable que deux espèces de lémuriens, le Eulemur collaris et Avahi meridionalis (endémique de la région), dans cette nouvelle aire protégée, disparaîtront en moins de cinq ans », ajoute-t-il, rappelant l’urgence de la restauration écologique de leur habitat.
Dans cette nouvelle aire protégée couvrant une superficie de 430 ha, environ 700 individus de lémuriens de six espèces sont recensés. Trois espèces sont endémiques de la région Anôsy. Il s’agit de l’Avahi meridionalis, de l’Hapalemur meridionalis et du Microcebus ganzhornii.














