Antananarivo, 17 Mai, 09h15 – Une conscientisation. A en croire Soava Andriamarotafika, rapporteur général de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), les dispositions légales relatives aux inaugurations ont été soulevées lors de la réunion de la Ceni avec les délégués des candidats et des partis aux législatives jeudi. Il leur a ainsi été rappelé que “comme précisé dans loi, toute inauguration officielle est interdite pendant la durée de la campagne électorale. Ne pas respecter cette loi ne fait que ternir l’image du candidat auprès du public”, confie notre interlocuteur au téléphone.
Ce vendredi, une “inauguration des nouvelles infrastructures et des infrastructures rénovées devant l’Hôtel de ville” est organisée dans la Capitale. La population d’Antananarivo est invitée à cette cérémonie par le président de la délégation spéciale d’Antananarivo, Richard Ramanambitana, ancien sénateur, ainsi que par le président du Conseil municipal d’Antananarivo.
De son côté, le président de la République sillonne les régions “pour des cérémonies de remise officielle” de nouvelles infrastructures ou d’infrastructures rénovées aux localités visitées. Le terme inauguration n’est pas utilisé même si le mot avait été lâché à Manandona, mardi.
La Haute cour constitutionnelle (HCC) avait déjà rappelé dans un communiqué le 8 mai que “toute inauguration officielle est interdite pendant la durée de la campagne électorale”. Elle avait également indiqué dans son communiqué que “aucune annonce majeure liée ou visant à créer une perception favorable envers un parti politique, un candidat ou une liste de candidats ne doit être faite par l’administration de l’Etat ou des collectivités territoriales décentralisées pendant la période électorale”.
L’article 61 de la loi sur le régime général des élections ne prévoit pas directement des sanctions en cas d’infraction à ces dispositions, mais le même communiqué de la HCC, mentionne juste après les dispositions des articles 220 et 231 de la loi organique sur les élections. Selon l’article 220, “l’usage des ressources administratives ainsi que des prérogatives de puissance publique à des fins de propagande électorale entraîne l’annulation des voix éventuellement obtenues par le candidat mis en cause, dans la ou les localités où l’infraction a été constatée”. L’article 231 pour sa part indique que “les abus de pouvoir dans le but d’influencer ou de modifier le choix d’un ou de plusieurs électeurs sont punis de cinq à dix ans d’emprisonnement et d’une amende de 2 millions à 20 millions d’ariary”.
