En une seule nuit, des années d’efforts ont été balayées par le cyclone tropical Gezani. Des maisons détruites, des familles réfugiées sous des tables, un village méconnaissable au lever du jour. À près de 60 ans, Dauphin, père de famille à Antananambo, commune rurale du district de Toamasina II, située à une quinzaine de kilomètres de la Ville du Grande Port, affirme n’avoir jamais vécu un cyclone d’une telle violence. Extraits.
La nuit du mardi 10 au mercredi 11 février a été une nuit cauchemardesque pour Dauphin et sa famille. Comme 99% des habitants d’Antananambo, dans le district de Toamasina II, ils ont quasiment tout perdu cette nuit-là. Le passage du cyclone tropical Gezani a emporté tous ses biens, ne laissant à cette famille résidant dans la banlieue de la Ville du Grand Port, que des débris et de mauvais souvenirs. A 60 ans, le père de famille confie n’avoir jamais connu un cyclone aussi dévastateur.
« À partir de 19h30, puis à 20h, 21h, 22h, 23h, ce n’est qu’à minuit que le vent a commencé à perdre un peu de sa force. A 1h ou 2h du matin, nous avons regardé le village : il ne restait plus aucune maison debout. Nous, moi et ma famille, nous nous sommes réfugiés à l’intérieur pendant que notre maison s’effondrait. J’entre maintenant dans ma soixantième année, et je n’ai jamais vu un cyclone comme celui-ci. Honorine est passé, j’étais déjà assez grands à l’époque ; Kamisy ou peut-être Gelarda est aussi passé, mais rien de comparable. Yvon est entré également, sans provoquer autant de dégâts. C’est le cyclone le plus violent que j’aie connu de toute ma vie. Nous avons assemblé ces deux tables et c’est là que nous quatre nous nous sommes abrités.», confie Dauphin, habitant d’Antananambo Toamasina II














