Une décision ferme pour encadrer les revenus des producteurs. L’État instaure un prix plancher de 1 700 ariary par kilogramme de coton pour la campagne 2025-2026. La mesure a été annoncée à Toliara lors du lancement de la campagne cotonnière par le ministre Gaëtan Ramindo, la semaine dernière. Elle intervient dans un contexte de fluctuation des prix sur le marché.
En stabilisant cette base financière, les autorités espèrent encourager l’extension des zones de culture et renforcer la production nationale. Cette mesure s’inscrit dans une tendance de croissance déjà observée lors des cycles précédents, consolidant le coton comme un pilier de l’économie rurale et de la souveraineté alimentaire de la Grande Île.
Sur le plan structurel, l’État mise sur une professionnalisation accrue à travers le Conseil Interprofessionnel du Coton (CIC) et l’octroi de nouveaux agréments aux opérateurs. Cette réorganisation technique cherche à instaurer un climat de transparence entre les producteurs et les industriels, indispensable pour alimenter le secteur textile local en matières premières de qualité. La stratégie repose sur une collaboration étroite entre les acteurs publics et privés pour transformer le potentiel agricole en un moteur d’industrialisation concret, capable de générer de la valeur ajoutée directement sur le territoire malgache.
L’aspect social et durable occupe une place centrale dans cette nouvelle dynamique, soulignant notamment l’apport technique des femmes dans les phases de récolte et de contrôle qualité. L’enjeu pour Madagascar est de passer d’une agriculture de subsistance à une filière performante et pérenne. En respectant des itinéraires techniques rigoureux et une organisation collective renforcée, le pays ambitionne de stabiliser sa trajectoire de croissance économique. Ce cadre régulateur agit comme un levier de confiance, garantissant que l’augmentation des volumes de production profite durablement aux communautés locales tout en répondant aux standards industriels requis.














