Antananarivo, 4 Juillet, 12h30 – Le différend malgacho-français relatif à la souveraineté sur les îles éparses demeure, pour l’instant, sans solutions. Les délégations ayant participé à la deuxième commission mixte Madagascar-France sur ces îles ont insisté chacune sur leur position par rapport à la question de la souveraineté.
Selon le communiqué conjoint publié quatre jours après la réunion, “la partie malgache a demandé à la partie française (…) de mettre en place un cadre de partenariat respectueux de sa position sur la souveraineté sur ces îles”. Elle demande, parallèlement, à la partie française “de suspendre toute action unilatérale dans les zones concernées” et “de poursuivre les échanges pour parvenir à une solution pacifique et durable”.
La partie française, elle, a rappelé “sa position s’agissant de la souveraineté sur ces îles”, poursuit le communiqué. Et en 2019, la délégation française a déjà présenté des éléments qui, selon le communiqué conjoint publié à l’époque, “fondent les bases juridiques et la licéité de la souveraineté française sur ces îles”.
Mais bien que les deux parties campent sur leur position en matière de souveraineté, une avancée semble se dessiner dans les discussions sur certaines pistes de coopération. Si en 2019 Madagascar avait clairement indiqué que “la restitution de la souveraineté de Madagascar sur ces îles reste une question fondamentale dans la négociation et constitue une question devant être abordée préalablement à l’examen et à l’adoption d’une solution commune de développement”, ce préalable ne semble plus d’actualité.
Au-delà des pistes de coopération proposées par la partie française qui a déjà soumis une proposition similaire en 2019, Madagascar a aussi formulé des demandes qui n’exigent plus que sa souveraineté sur les îles éparses soit reconnue. Cela concerne, entre autres, “l’accès sans restriction de ses pêcheurs dans les eaux et autour de ces îles”, “la participation effective des scientifiques de Madagascar à tout projet de recherche sur les îles, et l’accès aux données scientifiques”.
Les pistes de coopération proposées par la France, elles, portent sur “les domaines de la protection de l’environnement et de la biodiversité, de la recherche scientifique, de l’économie bleue, incluant la pêche et le tourisme, de sûreté et de sécurité maritime et de lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée”. En 2019, dans l’attente du règlement du différend, la France a déjà soumis des propositions en faveur de perspectives communes de développement dans cette zone, des propositions dont la Grande île indique avoir pris acte à l’époque.
Cette année, les deux parties ont pris note des différentes propositions. Elles promettent de se retrouver à l’occasion d’une “prochaine session de la commission mixte” qui se tiendra “à Madagascar sur les îles Glorieuses, Juan de Nova, Europa et Bassas da India, à une date à déterminer d’un commun accord par les canaux diplomatiques appropriés”. Les discussions devraient alors, selon le communiqué conjoint, se poursuivre “dans le respect des positions des deux pays”. L’objectif est de maintenir “un esprit d’apaisement et de favoriser la confiance mutuelle” entre les deux parties.
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