Antananarivo, 10 Juillet, 13h45 – Tourisme, services numériques, services professionnels… Ce sont autant de secteurs que Madagascar peut exploiter au sein du marché de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). Les opportunités de partenariat sur ce marché régional avaient alors été exposées lors d’une conférence sur les exportations de services dans la SADC, mercredi.
Malgré son potentiel, le commerce de services au sein de la SADC reste limité. Et pourtant, sa proximité linguistique et géographique avec plusieurs pays d’Afrique australe et des îles de l’océan Indien constitue un atout. Aussi, pour mieux s’intégrer à ce marché, il a été souligné l’importance pour Madagascar de renforcer son cadre réglementaire et les capacités de ses ressources humaines, ainsi que d’améliorer la qualité de ses services.
Mais l’intérêt pour Madagascar de ratifier le protocole de la SADC sur le commerce des services y était surtout insisté. Cette ratification lui permettrait de bénéficier d’un accès préférentiel au marché de la SADC. Et c’est un avantage qui n’est pas garanti par la seule adhésion à la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), selon ce qui était exposé lors de cette conférence.
L’élaboration d’une stratégie nationale pour le commerce des services est alors recommandée pour Madagascar. Le pays est aussi encouragé à identifier les secteurs prioritaires, dont notamment le tourisme, le transport ou encore les services financiers, ainsi qu’à mettre en place des réformes réglementaires pour garantir la qualité et la sécurité des services.
La Chambre du commerce et d’industrie d’Antananarivo (CCIA) avait organisé cette conférence sur les exportations de services, afin de présenter les opportunités de partenariat avec l’Afrique en général et la SADC en particulier. La CCIA avait fait appel à un expert en commerce international pour expliquer la situation des échanges avec la SADC, notamment en commerce de service, la démarche d’intégration dans la SADC et surtout, le protocole sur le commerce de services, en constante évolution. Elle a également invité des entreprises qui travaillent déjà avec l’Afrique pour présenter leurs expériences et les opportunités de partenariat.
Photo : CCIA














