CONSOMMATION – Une baisse conséquente de l’importation de riz au mois d’avril de cette année, avec 15 090 tonnes de riz importés contre 80955 au mois d’avril 2022

Antananarivo, 5 Juillet, 10h30 – Le recours aux importations de riz a enregistré une baisse significative au mois d’avril de cette année. Le volume de riz importé pour ce quatrième mois a été de 15 090 tonnes s’il était évalué à 80 955 tonnes au mois d’avril 2021. Il s’agit de chiffres rapportés par la cellule de l’Observatoire du riz (ODR) dans un de ses bulletins mensuels.
Le volume total des importations de riz pour le premier quadrimestre de cette année a ainsi pu être réduit de 19 249 tonnes par rapport à la même période de l’année dernière. Les importations de riz cumulées entre janvier et avril 2023 ont été évaluées à 222 519 tonnes contre 241 768 tonnes entre janvier et avril 2022, soit une baisse de 7,96%.
D’après l’ODR, cette situation des importations de ce premier quadrimestre de cette année qui est en dessous de celle de la même période en 2022 fait suite à une relative disponibilité du riz local depuis le début de l’année jusqu’à la fin du mois d’avril. Et elle a influencé le prix sur les marchés locaux. La grande moisson s’annonce d’ailleurs au mois d’avril, rappelle l’ODR.
Une baisse de prix avait été constatée d’un point de vue global sur le marché national malgré la flambée des prix du riz local en début d’année, suivi des conséquences du passage du cyclone Freddy qui a frappé la Grande île vers la fin du mois de mars. Entre le mois de mars et le mois d’avril, le cours du paddy a fléchi en moyenne de 14,7%, passant de 1 603 ariary à 1 368 ariary par kilo, souligne le bulletin de l’ODR.
Côté production, l’Etat se fixe comme objectif l’atteinte de 5,3 millions de tonnes de paddy en 2023 et 6 millions de tonnes en 2024 durant la première phase de la Stratégie nationale de développement de la riziculture. Parmi les actions à entreprendre dans la mise en œuvre de cette stratégie nationale figurent le développement de nouveaux périmètres irrigués, la fourniture de semences certifiées et améliorées ainsi que la dotation d’engrais minéraux à combiner avec de l’engrais organique. La stratégie parle également de la facilitation de l’accès aux services mécanisés et aux techniques modernes de transformation pour les riziculteurs.