Alors que les forêts se font rares, il y a un matériau naturel qui pourrait se substituer au bois, le bambou. Cette filière, l’ONG Volotsangana le promeut via la production de meuble en bambou mais également via l’octroi de formation à tous ceux qui souhaitent intégrer la filière. Avec les techniques modernes, tout type de produit fait en bois peut désormais être réalisé avec du bambou.
Le bois se fait rare. Mais il y a une alternative, le bambou. Le bambou n’est pas du bois en soi mais entre de bonnes mains, il est meilleur que beaucoup de types de bois.
“Le bambou est très durable. Nous utilisons des meubles en bambou qui ont aujourd’hui 12 ans. En termes de solidité, il est entre le “varongy” et le palissandre”, explique Andriamialintsoa Rasamoelimamy de l’ONG Volotsangana.
L’ONG Volotsangana s’est spécialisée dans l’exploitation et la vulgarisation du bambou. Avec elle, le bambou est transformé en tout type de meuble et accessoire.
Avec les techniques modernes, on ne remarque plus que c’est du bambou.
“Tous nos produits partent de ceci. On crée cette lamelle à partir de la branche de bambou. On colle ensuite cette lamelle pour en faire une planche. Puis on utilise cette planche. Après c’est comme si on travaillait du bois normal. Avec ceci, on fait après par exemple cette table basse. Cette table basse est entièrement fait en bambou”, lance-t-il.
Avec le bambou, on peut faire des tables, des chaises, des cintres, même des bureaux. “Ca par exemple, on a l’habitude d’en voir. Mais ici on a utilisé des lamelles et on les a mariés. On apporte de l’innovation. Il y a de nouvelles techniques qu’on met en œuvre ici. On peut faire de bonnes choses avec du bambou”, poursuit Andriamialintsoa Rasamoelimamy. On peut aussi faire des objets utilitaires . « A part les meubles, planches et autres, on fait aussi ces genres de goodies comme ce petit coffre. Ca c’est un petit agenda en bambou. Ca aussi, c’est un petit porte clé », rajoute-t-il.
Avec les nouvelles techniques, l’utilisation du bambou est illimitée. Et c’est cela que veut promouvoir l’ONG Volotsangana.
Depuis 2016, l’ONG se positionne comme fédérateur pour développer les activités de plantation du bambou à grande échelle, en partenariat avec des partenaires privés et publics, les collectivités décentralisées et l’Etat. L’ONG dispose d’un centre de formation pour ceux qui souhaitent entreprendre dans le secteur. “Nous formons des gens pour renforcer la chaîne de valeur de la filière bambou, à partir de la plantation, la transformation et la commercialisation. On sait tous que les forêts malgaches s’amenuisent, le bambou peut être une vraie alternative intéressante au bois. Si on plante un arbre, il prendra 20 ans à pousser, le bambou est exploitable juste après 3 ans”, fait savoir notre interlocuteur.














