Antananarivo, 2 Juin, 18h40 – La situation est critique. La Jirama fait face à une multitude de problèmes plus importants les uns que les autres. La compagnie nationale indique que son réseau de distribution n’est plus en mesure de satisfaire tous les besoins en électricité de la population qui s’y alimente. Elle évoque une augmentation des consommations en énergie en cette période hivernale. Mais elle met également en avant la vétusté de ses infrastructures énergétiques, couplée de nouveau à un problème d’approvisionnement en fuel lourd pour alimenter ses centrales thermiques. Autant de soucis qui contraignent la société d’Etat à procéder pour la énième fois au délestage tournant d’électricité, d’après ce qu’elle a communiqué ce vendredi.
Pour rassurer ses abonnés, la Jirama indique que L’Etat, à travers le ministère de l’Energie et des hydrocarbures (MEH) ainsi que les partenaires du pays, travaillent sans relâche avec elle en vue de débloquer la situation. La compagnie nationale d’eau et d’électricité espère ainsi que les parties engagées dans cette recherche de solution parviendront prochainement à trouver un compromis.
La Jirama se trouve donc pour le moment confrontée à un problème d’approvisionnement en carburant, plus précisément en fuel. Les arriérés qu’elle doit aux compagnies qui lui fournissent ce produit pétrolier pourraient être l’une des causes de ce rationnement de livraison. Elle avait lancé un appel d’offres ouvert international pour la fourniture de fuel pour ses centres de production en énergie thermique en avril, mais pour l’instant, les résultats de cet appel n’ont pas encore été annoncés. L’huile lourde de Tsimiroro, elle, reste une alternative inexploitée pour la Jirama pour plusieurs raisons. Par ailleurs, face à cette insuffisance de fuel pour faire fonctionner ses centrales, réquisitionner du carburant semble ne lui plus être acquis, compte tenu de sa solvabilité. Le gouvernement a d’ailleurs mis en place une nouvelle procédure pour la réquisition auprès des pétroliers, exigeant un titre d’engagement financier fourni par la Jirama avant toute réquisition.
Le gap de production par rapport au besoin de la RIA se serait déjà creusé, selon une source proche du dossier. Déjà, il n’y a pas suffisamment de fuel pour faire tourner les centrales thermiques, mais l’énergie produit par le parc solaire qui injecte sa production sur le RIA serait également largement en dessous de sa capacité réelle de production actuellement. Pareil pour l’ensemble des centrales hydroélectriques qui alimentent en énergie la Capitale et ses environs. Or, il y a la période d’étiage à affronter prochainement.














