Antananarivo, 25 août, 8h45 – L’opposition monte au créneau. Des représentants de différentes formations politiques se sont donnés rendez-vous du côté du By Pass pour faire part de leur position. « Nous n’acceptons pas que Madagascar ait un président de la République ayant une nationalité étrangère (…) Nous lançons un appel à tous les Malgaches sans exception de prendre leurs responsabilités afin de défendre la souveraineté nationale », lance « Dada » Rebalefotaka, lisant une déclaration commune, jeudi.
Pour les initiateurs de la déclaration, un président de la République, ayant une nationalité étrangère « ne constitue pas une garantie pour veiller aux intérêts du pays face aux différentes pressions sous différentes formes exercées par des pays étrangers ». « La souveraineté et l’indépendance ne sont pas négociables. Celles-ci suscitent la fierté nationale et le patriotisme pour chaque citoyen », indique celui qui a lu l’annonce, évoquant au passage une question de conflit d’intérêts.
Plusieurs personnalités issues des partis d’opposition étaient présentes sur les lieux lors de la déclaration. C’est, entre autres, le cas de Rivo Rakotovao du Hery vaovao ho an’i Madagasikara (HVM), du député Siteny Randrianasoloniaiko, du Parti socio-démocrate (PSD), de plusieurs parlementaires issus du Tiako i Madagasikara (TIM) ou encore des représentants du parti Malagasy miara-miainga (MMM). « Ce mouvement n’est pas un mouvement de partis politiques mais celui du peuple malgache qui sent sa souveraineté menacée », se défend la député Eléonore Johasy de Tsara tahafina.
Ceux qui se sont déplacés sur place n’ont pas pu accéder dans l’enceinte prévue pour l’événement. Ils se sont massés devant le portail verrouillé depuis l’intérieur, au point de bloquer la route à un moment donné, avant de se disperser dans le calme après l’annonce. Le tout s’est déroulé devant des éléments des forces de l’ordre qui quadrillent les espaces autour du site.
Mardi, la Haute cour constitutionnelle (HCC) s’est déclarée incompétente pour juger de toute question relative à la nationalité et indique que le sujet relève du domaine réglementaire. La décision fait suite à la requête aux fins d’invalidation de la candidature d’Andry Rajoelina à la présidentielle de 2018. La période de dépôt de candidature à la présidentielle s’est ouverte mercredi et devrait se clôturer le 6 septembre.














