DIFFEREND PRE-ELECTORAL- Manifestations croisées à Antananarivo samedi 

Antananarivo, 2 novembre, 22h00 – Un samedi animé en perspectives à Antananarivo. Les partisans du candidat Andry Rajoelina font connaître leur programme pour la tenue d’un carnaval, qui devrait prendre comme points de départ plusieurs quartiers, le 4 novembre dans la capitale. Sur les réseaux sociaux, il font également indiqué la mise sur pied d’un podium au cours de cette manifestation.

 

 

Le même jour, le Collectif des candidats projette de tenir une manifestation. La conquête de la Place du 13 Mai avait été annoncée lors du rassemblement au Coliseum, à Antsonjombe samedi. Ce programme est encore confirmé par les candidats de l’opposition jeudi lors de la marche organisée du côté d’Ambohitrimanjaka dans la journée.

 

 

Le candidat Andry Rajoelina et ses partisans avaient déjà organisé un carnaval à Antananarivo le 8 octobre après un rassemblement au Stade Malacam, à Antanimena, pour marquer leur entrée dans la propagande dans la capitale. La veille, c’est le Collectif des candidats qui avait tenté d’entrer sur la Place du 13 Mai. Mais la manifestation, interdite par le préfet de police, avait été dispersée par les forces de l’ordre.

 

 

Lundi, le gouvernement avait fait part de ses « préoccupations » face à l’initiative du Collectif des candidats qui avait « manifesté une volonté de renverser le pouvoir en place et d’entraver la tenue des élections présidentielles du 16 novembre ». Dans un communiqué, il considère le projet de rallier la Place du 13 Mai comme un « acte de provocation inadmissible » et « condamne fermement (…) ces manœuvres menaçant la stabilité du pays et la vie de la Nation » et lance un appel « aux acteurs politiques à ne pas compromettre les situations économique et sociale ».

 

 

Les « Partenaires internationaux de Madagascar » avait exprimé leurs « préoccupations » « concernant le « climat politique tendu » à Madagascar le 16 octobre. Des pays signataires du communiqué comme la France, les Etats-Unis, l’Allemagne, tout comme l’Union européenne « encouragent les efforts de dialogue susceptibles de déboucher sur des mesures concrètes à même de rétablir la confiance dans le processus et de permettre des élections réussies ».