Antananarivo, 21 Août, 18h30 – “Souveraineté des données et intelligence artificielle : Enjeux et perspectives”. La conférence organisée ce jeudi à l’Université d’Antananarivo par l’administration douanière a permis à des chercheurs, des universitaires, des étudiants et des experts du numérique de débattre sur les défis éthiques, techniques et juridiques liés à la gestion autonome des données à l’ère de l’intelligence artificielle.
Le directeur général des douanes, Dr Ernest Zafivanona Lainkana, rappelle l’ambition de l’administration pour bâtir une gouvernance numérique souveraine et inclusive. “Former localement, c’est sécuriser notre avenir”, affirme-t-il, en soulignant la nécessité de former des data scientists, des juristes et des chercheurs capables d’accompagner l’innovation. La création du Centre d’excellence des données et de l’intelligence artificielle (Cedia) est alors présentée comme un levier stratégique pour rapprocher administration et université en ce sens.
Parmi les intervenants, Dr Henintsoa Rasoanandrianina, ingénieure de recherche et team leader chez Olea Médical en France, a partagé son expérience dans l’utilisation de l’IA appliquée au secteur médical. Elle a rappelé que l’intelligence artificielle ne remplace pas les professionnels de santé mais les assiste, en améliorant précision des diagnostics et prise en charge des patients. Elle a également insisté sur la nécessité de disposer de données fiables, massives et éthiquement protégées pour développer des algorithmes efficaces et responsables.
En plaçant l’intelligence artificielle au cœur du débat public, la douane malgache veut se positionner comme moteur d’une modernisation responsable de l’administration. L’institution appelle les universités, chercheurs et acteurs privés à construire une souveraineté numérique adaptée aux réalités africaines. “L’IA n’est pas un luxe, mais un choix de société”, martèle le directeur général de la douane.
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