ECONOMIE BLEUE – 11 protocoles d’accord de pêche valides pour l’exercice de pêche 2023 dans les eaux maritimes sous juridiction de Madagascar 

Antananarivo, 15h45 – Le ministère de la Pêche et de l’économie bleue (MPEB) fait part de 11 protocoles d’accord de pêche valides pour l’exercice de pêche dans les eaux maritimes sous juridiction de Madagascar pour l’année 2023. Ces accords permettent à 106 navires d’y pêcher, selon la liste arrêtée par ce département à la fin du mois de juillet.

 

Sur ces 11 protocoles d’accord, quatre ont été signés avec des pays étrangers et concernent la pêche aux thons et espèces associés. On y trouve les deux accords signés par l’Etat malgache avec la société Interatun Ltd qui sont valides jusqu’au mois de mars 2024. Il y a également celui avec l’association Japan Tuna dont la fin du protocole est convenue pour le mois de septembre de l’année prochaine. Et il y a le nouvel accord de pêche avec l’Union Européenne (UE) signé au mois de juin de cette année et qui arrivera à échéance au mois de juin 2027. Avec ses 65 bateaux, c’est l’UE qui dispose du plus grand nombre de navires autorisés à pêcher dans les eaux maritimes malgaches.

 

Les sept autres accords ont été signés avec des sociétés qui utilisent des navires sous pavillon malgache. Ils pêchent des crevettes côtières, des poissons démersaux, des poulpes, des langoustes ou encore des calamars, selon le MPEB.

 

Pour ce qui est des redevances perçues des navires licenciés cette année, 5,063 milliards d’ariary proviennent de la pêche industrielle aux crevettes côtières, selon les chiffres arrêtés par le MPEB à la fin du mois de juillet. Les redevances totales perçues dans la pêche artisanale ont été de 23,1 millions d’ariary tandis qu’elles se sont élevées à 980 487 dollars pour la pêche industrielle aux thons.

 

Par ailleurs, ayant adhéré à la Fisheries transparency initiative (FiTI), Madagascar doit rédiger son premier rapport dans cette initiative jusqu’à la fin de cette année. La FiTI vise, entre autres, une meilleure trans­parence de la gestion du secteur de la pêche, une amélioration de l’exploitation durable des ressources halieutiques et de l’inclusion des acteurs comme des communautés de petits pêcheurs, dans la gouvernance du secteur.