Des chiffres et des données à actualiser. Plus de dix ans après les dernières grandes enquêtes nationales sur le marché du travail qui remontent à 2012 et à 2015, Madagascar lance son enquête nationale sur l’emploi et le secteur Informel (ENESI 2026). Portée par l’Institut national de la statistique (Instat), avec l’appui de l’Organisation internationale du travail (OIT) et de plusieurs partenaires techniques, cette opération vise à fournir des données fiables, actualisées et conformes aux normes internationales.
Selon le directeur des statistiques et des conditions de vie des ménages auprès de l’Instat, Iary Rakotondradany, les anciennes statistiques ne reflètent plus les réalités actuelles du marché du travail. En une décennie, le paysage économique malgache a profondément évolué sous l’effet des avancées technologiques, de l’essor des emplois numériques et des transformations provoquées par la pandémie de Covid-19. Les centres d’appels, les activités en ligne ou encore les métiers liés à l’intelligence artificielle illustrent cette mutation.
Il est important de bien mesurer l’ampleur des changements survenus au cours des dix dernières années, d’où l’importance de l’ENESI 2026, souligne le responsable. Il indique alors que les nouvelles données tirées de l’enquête vont permettre d’orienter les politiques publiques, notamment en matière d’emploi et de formation professionnelle.
Atelier préparatoire
L’Enesi 2026 sera menée dans 23 régions à partir du second semestre 2026. Il s’agira d’une enquête par échantillonnage, ciblant notamment les salariés et les personnes en âge de travailler au sein des ménages d’une part ainsi que les petites entreprises informelles de l’autre. Réalisée en deux phases de deux à trois mois chacune, elle permettra notamment de mesurer le chômage, les revenus, les qualifications, les conditions de travail et la performance des petites entreprises informelles.
En prélude à cette enquête nationale, un atelier préparatoire de quatre jours se tient au Motel Anosy, avec la participation de techniciens, partenaires et comités de validation. Les travaux portent notamment sur la maîtrise de la méthodologie de l’enquête et l’adaptation des outils de collecte aux réalités malgaches, conformément aux résolutions et standards de l’OIT.












