Antananarivo, 30 Octobre, 7h45 – Risques de régression de certains élèves sur le plan scolaire et risques d’abandon définitif du système scolaire pour les enfants vulnérables et marginalisés, y compris les filles. Les impacts à long terme des mois de scolarité perdus à cause de la pandémie de Covid-19 sont mis en avant dans les conclusions d’un rapport publié jeudi conjointement par l’Organisation des nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) et la Banque mondiale.
Ces impacts sont surtout dus aux fermetures prolongées des écoles qui ont duré jusqu’à près de quatre mois dans les pays à faible revenu et intermédiaire de la tranche inférieur. Les risques sont plus élevés dans ces pays où « l’apprentissage en ligne n’est réservé qu’à quelques privilégiés », et où « moins de 40% des enseignants ont continué à travailler lors des fermetures des écoles », indique le rapport. Dans plus du quart de ces pays, le suivi de l’enseignement des élèves n’est pas assuré.
Selon le rapport, « à Madagascar, plus de 7 millions d’élèves et plus de 244 000 enseignants sont concernés par la fermeture des écoles depuis fin mars ». Les inquiétudes sur les impacts de ces perturbations de la scolarité concernent surtout les enfants des familles pauvres. « Même avant la pandémie, es élèves étaient en pleine crise d’apprentissage », souligne le communiqué de presse conjoint des initiateurs du rapport. Celui-ci parle de « moins de 25% des enfants de 7 à 14 ans capables de comprendre une simple phrase écrite ».
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