Antananarivo, 24 Mai, 9h06 – « Madagascar doit avoir un président élu début 2024 ». La revendication émane d’un collectif regroupant plusieurs organisations de la société civile à l’instar de Rohy, de Safidy ou de Transparency International dans une double déclaration adressée à l’endroit de la Commission électorale nationale indépendante ( Ceni) et de l’Assemblée nationale mardi. Pour la plateforme, “une transition qui n’est pas issue d’un vote démocratique est inacceptable”.
Pour ces organisations de la société civile, une transition est “une violation de la constitution et est contre toutes les dispositions légales”. La plateforme demande ainsi à toutes les institutions de s’y opposer et de se poser en exemple dans le respect de la loi.
Afin de garantir la tenue des élections en fin d’année comme prévu, la société civile demande entre autres à l’Assemblée nationale de garantir l’octroi d’un budget suffisant à la CENI pour l’organisation des scrutins. “C’est la responsabilité de l’Assemblée nationale de voter le budget de l’Etat, on invite ainsi la Chambre basse à inciter l’exécutif à corriger le budget actuel pour que celui-ci réponde aux besoins de l’organisation des élections”.
La société civile réitère aussi une énième fois sa demande concernant la révision du code électoral. Pour elle, la Ceni a fait un grand pas en réunissant tous les acteurs concernés le 24 mars dernier. Une réunion à l’issue de laquelle la majorité des acteurs se sont dits convaincus que la loi électorale avait besoin d’amélioration et demandent ainsi à l’Assemblée nationale de prendre ses responsabilités. “En tant qu’organe législatif, l’Assemblée nationale a la lourde tâche de proposer et voter des améliorations afin de garantir des élections justes et propres”, suggère la plateforme.
Le financement des élections reste pour le moment dans le flou. La Ceni avait déjà annoncé un budget de 140 milliards d’ariary pour les élections alors que seuls 40 milliards sont inscrits dans la loi de finances initiale de 2023. Lors d’une rencontre avec l’Union européenne, le gouvernement aurait déjà indiqué que le budget demandé par la Ceni devrait être revu à la baisse.
Pour l’instant, ni le projet de loi de finances rectificative ni le budget de la Ceni qui y sera inscrit ne sont pas encore disponibles. Il faut encore attendre la décision du gouvernement sur le sujet, avait indiqué le grand argentier la semaine dernière en marge d’une signature à Antaninarenina. Le projet de loi de finances rectificative n’est pas encore passé en Conseil des ministres et n’est donc pas encore à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale actuellement en session ordinaire.
Photo : Mouvement Rohy
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