Antananarivo, 30 Mai, 12h57 – Seuls les prestataires ayant accepté l’hybridation de leur mode de production peuvent continuer à fournir de l’électricité pour la Jirama. La compagnie nationale de distribution d’eau et d’électricité ne signera plus non plus de nouveau contrat de production à 100% thermique. Le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Andry Ramaroson, a clairement fait savoir la position de l’Etat sur les partenariats avec le secteur privé en matière de production d’électricité et en matière de transition énergétique lors d’une émission télévisée, la semaine dernière.
Mis à part les projets en énergie renouvelable qui seront bientôt inaugurés, des projets hybrides seront en effet menés dans plusieurs sites du pays, a-t-il avancé. La sélection des prestataires se fera à partir des évaluations des appels d’offres. Plusieurs critères seront tenues en compte, dont particulièrement la solidité financière des prestataires, a-t-il insisté. « Nous allons considérer entre autres les compétences. Mais les prestataires devront avoir un minimum de moyen financier pour leur permettre de poursuivre les opérations malgré la capacité de paiement de la Jirama », a-t-il soutenu. L’idée, a-t-il indiqué est de s’assurer que les prestataires ait une solidité financière telle qu’ils n’aient pas à se confronter à des problèmes en cas de retard de paiement ».
Le ministre Andry Ramaroson insiste surtout sur la notion de « service public » qui sera particulièrement considérée dans les nouveaux contrats qui lieront la Jirama à ses prestataires. L’objectif, poursuit-il, est d’éviter que les problèmes de paiement soient des prétextes de rationnement de production ou de délestage dont seront victimes les consommateurs.
Par ailleurs, des anciens contrats ont été revus, surtout les « contrats leonins » en défaveur de la Jirama. A l’entendre, les révisions entreprises ont épargné la compagnie nationale de payer 500 milliards d’ariary entre 2019 et 2021, rapporte-t-il.« Plusieurs prestataires ont en effet profité de la situation de la Jirama auparavant et ont imposé des conditions qui ne lui étaient pas favorables et qu’il fallait corriger », a-t-il soutenu.
Le stock d’arriérés cumulés de la Jirama présenté par les autorités dans le cadre de la première revue du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC) du Fonds monétaire international (FMI) était estimé à 1.031 milliards d’ariary. Le sujet est certainement abordé durant la mission actuelle du FMI pour la deuxième revue de ce programme.














