Antananarivo, 10 Avril, 18h35 – Lourd bilan de la Fièvre de la vallée du Rift en un mois. Les chiffres dévoilés ce samedi par le ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche font état de 473 bovidés décédés des suites de cette maladie dans le Vatovavy Fitovinany, et de 576 autres déclarés officiellement porteurs du virus depuis le 23 mars.
Dans le Diana, première région où des cas ont été notifiés, 93 bovidés ont été infectés et sept d’entre eux sont décédés, indique le directeur général de l’Elevage, Lezoma Tsiry Andriamahatoly, au cours d’une conférence de presse ce samedi. Dans la région Atsimo Andrefana, 10 bovidés répartis dans les districts de Toliara II et Ankazoabo ont été infectés tandis qu’un bétail composé de 122 chèvres et moutons ont contracté également la maladie.
La fièvre de la vallée du Rift est une zoonose, c’est-à-dire une maladie animale qui se transmet à l’homme, mais « jusqu’à présent aucun cas d’infection sur un humain n’a été notifié », précise le directeur général de l’Elevage. Des responsables au niveau de la Direction régionale de l’Elevage ont été envoyés sur les lieux concernés pour effectuer des vérifications au niveau des boucheries et des abattoirs indique-t-il. En attendant, le MAEP encourage la population à ne consommer que des « viandes saines » et « à ne pas hésiter à demander aux vendeurs des papiers justificatifs en cas de besoin ».
Selon les explications de Lezoma Tsiry Andriamahatoly, ce n’est pas la première fois que la fièvre de la vallée du Rift sévit à Madagascar. Il apparait pour la première fois dans la Grande île en 1979, puis de 1990 à 1991 et revient entre la période de 2007 à 2009. Avortement, fièvre, manque d’appétit, hémorragie nasale ou intestinale sont les principaux symptômes détectés sur les animaux.
« Comme c’est une maladie virale, le traitement se fait selon les symptômes présents sur chaque animal, mais il n’y a pas de traitement spécifique », explique le Dr Harimanana Rasoanarimalala, directeur du service vétérinaire auprès du MAEP. Elle assure que « cette maladie peut se soigner et ne nécessite pas l’abattage systématique des animaux infectés ».
Limiter la circulation au niveau des endroits où l’épidémie a été détectée, isoler les bêtes infectées, sensibiliser les éleveurs à nettoyer les alentours des fermes pour éviter la propagation des moustiques, sensibiliser les personnels travaillant au niveau des fermes et des abattoirs à doubler de vigilance lorsqu’ils sont en contact avec les animaux, figurent parmi les mesures prises par le MAEP pour éviter la propagation de l’épidémie.














