Antananarivo, 24 Mai, 11h10 – La mise en place d’une organisation nationale pour la filière bovine est essentielle. Cette structure peut être une fédération ou une plateforme, avancent les opérateurs dans ce secteur, lors de la table ronde du secteur privé sur la réforme de la gouvernance de la filière bovine à Madagascar, la semaine dernière.
« Les discussions entre éleveurs seront menées au niveau des associations et coopératives existantes. L’organisation nationale se chargera de la mise en œuvre de cette réforme avec les acteurs publics », ont soutenu les représentants de ces opérateurs. Différents aspects de la réforme ont été soulevés, tels que la détermination claire des rôles et attributions de chaque partie prenante, du fonctionnement du système et des impacts attendus sur toute la filière, dont les éleveurs en particuliers.
Pour les opérateurs liés à la commercialisation de zébus, il a été soulevé le besoin de réduire le nombre des intervenants dans l’enregistrement des bovins, de fluidifier les procédures, et de faciliter la commercialisation de la viande de zébu, notamment son exportation. La digitalisation a été comprise par tous comme une facilitation de la traçabilité des zébus, aussi bien au niveau de son identification, de son suivi que de sa commercialisation. Beaucoup reste néanmoins à éclaircir quant à la mise en œuvre de la réforme.
L’ensemble des participants a reconnu la nécessité de la réforme. « Des mesures d’accompagnement sont cependant nécessaires pour la transition de l’ancienne vers la nouvelle procédure. L’État doit adapter les textes actuels pour qu’ils aillent dans ce sens. Le secteur privé peut d’ailleurs faire du lobby et les associations peuvent effectuer la sensibilisation auprès des éleveurs », ont avancé les participants à la table ronde.
Près d’une trentaine d’acteurs privés de la filière bovine à Madagascar ont participé à cette table ronde. Cette réunion a été organisée en marge du déplacement d’une délégation de la Société Financière Internationale (IFC) à Madagascar. L’objectif était de fédérer ces acteurs privés pour le succès de cette réforme. Aussi la réunion consistait à confronter et concilier les notes et résultats de précédentes consultations des acteurs du secteur sur la compréhension de cette réforme, pour une analyse et réflexion commune en vue d’une approche réactualisée.