Antananarivo, 19 Juillet, 7h30 – “Il n’est pas question de réduire les effectifs”. Le président de la République Andry Rajoelina a tenu à rassurer les agents de la Jirama avec lesquels il a discuté jeudi. Selon un communiqué de la présidence, le chef de l’État a évoqué avec les représentants du personnel leur “inquiétude sur une éventuelle compression du personnel” durant leur rencontre et leur a assuré qu’il “n’est pas question de réduire les effectifs”.
A en croire le communiqué de la présidence, cette décision est d’autant plus justifiée que “certaines tâches essentielles (…) ne sont pas couvertes” au sein de la compagnie nationale d’eau et d’électricité. Iavoloha parle, entre autres, de celles des agents qui assurent le relevé des consommations.
Dans le plan de redressement élaboré par l’équipe dirigeante actuelle de la Jirama, une compression de personnel est prévue. Le sujet a déjà été exposé par la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison, lors de la séance de questions-réponses entre le Gouvernement et les sénateurs au mois de juin.
La réforme des ressources humaines envisagée dans le plan de redressement financier de la Jirama prévoit une “réduction progressive de l’effectif par le rajeunissement des collaborateurs et le renversement de la répartition des effectifs par métier”. Et cette “réduction” concerne aussi bien les métiers administratifs que techniques.
Il y est notamment souligné que “l’optimisation de l’effectif dans cinq ans sera adaptée à la politique générale de l’entreprise, en tenant compte de l’évolution technologique et des métiers à forte valeur ajoutée”. Il y est ainsi détaillé que l’effectif de la Jirama qui était à 4 542 à fin décembre 2024 devra se situer à 3 505 d’ici 2029, soit une diminution d’effectif de 1 037 personnes.
Pour les agents de la Jirama, les nouveaux statuts de la compagnie ne sont pas conformes à la volonté du chef de l’Etat de redresser la compagnie. C’est ainsi qu’après trois heures d’échanges avec le président de la République, ils continuent de demander la suspension du texte pour pouvoir en discuter article par article avec les plus hautes autorités du pays.
Photo : Présidence de la République














