Antananarivo, 2 Mars, 13h15 – « La hausse des prix à la pompe semble inévitable », avoue Andry Ramaroson, ministre de l’Energie et des hydrocarbures, suite à une énième rencontre avec le Groupement des pétroliers de Madagascar mardi. Selon le ministre, « les pétroliers ressentent de plein fouet l’explosion du prix du brut et s’en sont plaint ».
Pour l’instant, Madagascar est toujours dans une administration des prix, alors que « les prix à la pompe correspondent encore au prix du baril lorsque celui-ci était en-dessous de 70 dollars », explique le ministre. Des décisions doivent ainsi être prises, estime-t-il, rappelant qu’à cause de la guerre en Ukraine, le prix du baril dépasse les 100 dollars.
Andry Ramaroson reconnait que « les caisses des pétroliers » ne supporteraient plus cette situation. Mais une libéralisation totale des prix serait aussi insupportable pour le pouvoir d’achat des Malgaches, ajoute-t-il. Il se donne ainsi « deux semaines afin de proposer quelque chose au Conseil des ministres qui décidera de la position à adopter », précise-t-il.
Aujourd’hui « toutes les options sont mises sur la table », poursuit encore Andry Ramaroson, même si, à l’entendre, le gouvernement cherche tous les moyens pour empêcher une hausse des prix des carburants, d’où la réunion avec les pétroliers mardi. « S’il devait y avoir une hausse, elle devrait concorder avec le pouvoir d’achat des Malgaches mais aussi pour que les passifs des pétroliers avec l’Etat restent viables. Personne n’imaginait qu’il y aurait cette guerre en Ukraine », conclut le ministre.
Cette hausse des prix à l’international survient alors que des audits ont été menés afin réexaminer la structure des prix du carburant et ainsi définir le montant actuel des passifs de l’Etat envers les pétroliers. Les résultats ont été communiqués mardi indique le ministre mais ils ne seront rendus public que vers la semaine prochaine.
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