Antananarivo, 27 Septembre, 21h15 – Du pain sur la planche. La nouvelle centrale thermique de 105 MW à installer à Ambohimanambola ne risque pas de produire de sitôt de l’électricité. Plusieurs points sont encore à régler avant de voir cette infrastructure énergétique injecter sa production sur le Réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA), si l’on s’en tient aux explications du ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Olivier Jean-Baptiste, jeudi.
Le ministère indique avoir effectué il y a quelques jours des mises au point avec le prestataire chargé de la mise en place de cette nouvelle centrale thermique au niveau du complexe électrique d’Ambohimanambola. L’objectif de la rencontre entre les deux parties était de voir les dispositions techniques et opérationnelles permettant d’accélérer la concrétisation de ce projet.
Olivier Jean-Baptiste rapporte alors plusieurs défis. Concernant les sept blocs moteurs, déjà importés et entreposés au port de Toamasina depuis le mois de janvier de cette année, ce membre du Gouvernement évoque la difficulté dans leur acheminement vers Antananarivo. Chacun de ces blocs moteurs pèse environ 70 tonnes, et leur transport risque d’endommager la RN2, expose le ministre de l’Energie. Il avait d’ailleurs été décidé la réduction du nombre des blocs moteurs qui seront finalement transportés vers Antananarivo, et d’en laisser des unités à Toamasina, indique-t-il.
D’autres matériels électriques sont également encore à importer. Le ministre Olivier Jean-Baptiste parle entre autres de transformateurs ou encore d’alternateurs. Il ajoute par ailleurs que des travaux doivent encore être entrepris à Ambohimanambola, là où cette nouvelle centrale devrait être implantée.
La date d’opérationnalisation de cette nouvelle centrale thermique avait été repoussée à plusieurs reprises par les ministres de l’Energie qui se sont succédé. La dernière annonce de ce genre prévoyait l’achèvement de cette infrastructure énergétique avant le second trimestre de cette année.
Les travaux prévus être menés à Ambohimanambola concernent des installations que le Jirama avait exploitées auparavant, ainsi que celles exploitées par des prestataires privées dont les contrats ont été résiliés, avait expliqué le ministère au mois de mai 2023. Il était prévu la mise en place de sept groupes de 15 MW chacun fonctionnant avec du fuel, permettant d’avoir une centrale thermique de production d’électricité d’une puissance de 105 MW.














