Quand on dit Volobe aujourd’hui, on pense tout de suite au projet Volobe II, ce projet de centrale hydroélectrique signé en décembre 2016 et dont on attend la fin des travaux de construction dans plus de cinq ans, quand toutes les étapes pour démarrer les travaux seront remplies. En attendant, Toamasina est approvisionné en électricité par la centrale de Volobe I, une centrale vieillissante, qui va sur un siècle d’existence mais qui continue de remplir son rôle, difficilement, certes, mais avec le dévouement des techniciens. Reportage.
Sur la côte Est de Madagascar, la centrale hydroélectrique de Volobe I continue d’alimenter en électricité la région de Toamasina. Près d’un siècle après sa mise en service, elle est toujours là, debout, du côté du fleuve Ivondro, offrant ce qu’elle peut en énergie à une population de plus en plus nombreuse. Un patrimoine national qui témoigne de l’histoire énergétique de Madagascar.
“Un projet prend toujours des dizaines d’années pour les études. Mais les installations, le premier groupe a été mis en marche en 1929. Vous avez là deux groupes, avec une puissance de 1 500kw chacun. Donc, le premier a été opérationnel en 1929. L’inauguration de la centrale hydroélectrique de Volobe I a eu lieu en 1931. C’est consigné dans l’image là-bas. Depuis, l’approvisionnement en électricité de Toamasina a été résolu. A l’époque, la production dépassait les besoins. A l’époque, les besoins de tout Madagascar, de Toamasina étaient couverts et il en restait même sur Volobe I. Puis, en 1956, on a installé le groupe numéro 3, avec la même puissance, 1 500 kw toujours. Puis en 1972, on a installé le groupe numéro 4, le plus grand, 2 400 kW », explique Hajanirina Ramahazosoa, Chef du département hydroélectrique de la Jirama.
Avec ses quatre groupes de production, dont le dernier était donc installé en 1972, Volobe I a une capacité totale installée de 6,9 MW. Mais les défis s’accumulent, avec le nombre sans cesse croissant des abonnés, mais aussi la vétusté des équipements.
« Tous les groupes fonctionnent encore jusqu’à maintenant. Les techniciens les font tourner même si les pièces détachées manquent parce que l’entreprise qui les fabriquait est maintenant dissoute. Donc, on ne trouve plus les pièces correspondantes. Mais le travail des techniciens est de le maintenir fonctionnel. Maintenant, la centrale ne couvre plus que 20% des besoins de Toamasina », fait savoir
Hajanirina Ramahazosoa, Chef du département hydroélectrique de la Jirama
Pour répondre aux besoins des habitants de Toamasina, mais aussi aux abonnés de tout Madagascar, l’Etat a lancé le projet Volobe II. Signé en décembre 2016, le projet Volobe II est en attente du démarrage des travaux de construction. Mais même quand ce projet prévu avoir une puissance de 120MW sera en place, les employés de la Jirama espèrent encore que Volobe I continue de produire de l’électricité.
Hajanirina Ramahazosoa continue d’expliquer que Volobe II est une politique de l’Etat. Ce que l’on souhaite, c’est que Volobe I continue de tourner. Parce que Volobe I est une propriété de l’Etat, c’est à tous les Malgaches. C’est un patrimoine de l’Etat malgache. Pour l’entretenir, il faut d’abord installer le cinquième groupe. Avec le cinquième groupe qui a une puissance de 4 MW. C’est immense. 4MW, cela permet de supporter jusqu’à six citernes de gasoil par jour. C’est ce que l’on peut placer avec le cinquième groupe. On n’a pas besoin d’acheter grand-chose. Il suffit d’importer une turbine, ce n’est pas cher. Parce que le barrage dispose d’une conduite forcée. On n’a besoin que de peu d’argent. Ce sont les recettes sur six mois, je ne dirai pas trois mois, mais six mois devraient suffire. Les recettes sur six mois devraient permettre d’installer le cinquième groupe. C’est intéressant pour les Malgaches. Même s’il ne devrait fonctionner que pour dix ans, il serait bien de placer le cinquième groupe.
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