ENERGIE – La Jirama rapporte trois arrestations pour destruction de biens publics ainsi qu’un licenciement
Antananarivo, 13 Novembre, 19h07 – La direction générale de la Jirama durcit le ton face au mouvement de certains syndicats. “La Direction souligne qu’elle ne tolérera aucune menace à l’encontre des opérations de redressement de la société, et notamment aucune prise en otage des clients”, écrit-elle sur la page Facebook de la compagnie nationale d’eau et d’électricité. Évoquant des “excès de quelques individus au sein de la société”, elle rapporte “trois employés arrêtés”, et un autre “employé licencié”.
Selon le communiqué de la Jirama, les trois arrestations font suite à “activités illégales incitant la haine aux citoyens; la destruction de biens publics et ceux de l’Etat tels que les câbles de distribution électrique”. Outre le leader du syndicat des employés de la Jirama (SMJ) arrêté mercredi, deux autres ont été arrêtés ce jeudi matin. L’employé licencié, pour sa part, est accusé d’insubordination, de diffamation publique et de destruction des biens de l’entreprise.
Outre les sanctions qui sont déjà appliquées, la direction de la Jirama met également en garde ceux qui seraient tentés “d’organiser une grève illégale ou de tenter de couper volontairement l’électricité et l’eau”. “Des actions immédiates seront mises en œuvre pour les exclure de la société”, martèle-t-elle dans un communiqué. Elle indique également vouloir “porter l’affaire en justice avec toutes les conséquences qui pourraient en découler”.
Le même avertissement est fait à ceux qui “continuent d’être engagés dans des activités de détournement d’argent de caisse, de vol de carburant et de branchement illicite d’électricité et d’eau” et qui “nuisent à la réputation de la société”. La Direction Générale rappelle qu’elle est “déjà engagée dans le processus de redressement de la société” et qu’elle “continuera ses efforts jusqu’à ce que l’entreprise soit propre”.
Des syndicats, dont le SMJ, contestent le plan de redressement proposé, et réclament aussi bien l’annulation des nouveaux statuts de la compagnie que le renvoi du directeur général Ron Weiss. Certains d’entre eux ont refusé le dialogue proposé par le ministère et ont annoncé une grève générale cette semaine. Ils ont aussi commencé à couper l’électricité sur certaines zones ciblées et avaient même brandi la menace d’un black-out.














