Un week-end de Pâques sans électricité dans de nombreux quartiers à Antsirabe, ville pourtant connue pour l’ambiance de ses fêtes pascales. Le courant a été rétabli depuis ce lundi matin, si l’on en croit la Jirama, mais il a fallu quatre jours pour les techniciens de la compagnie pour ramener la situation à la normale. Celle-ci évoque, entre autres causes de la “panne” de possibles actions de sabotage qui se sont ajoutées à la vétusté des matériels et du mauvais temps.
Dans son communiqué, la Jirama indique que les coupures ont été causées par les dommages subis par une portique et par la chute de poteaux électriques à Sambaina. Sur les réseaux sociaux, certains habitants dénoncent des actes de destruction volontaire en milieu rural. “La nuit, des groupes de personnes viennent scier les poteaux de la Jirama. Nous avons déjà alerté, mais aujourd’hui, ce sont des biens publics qui sont détruits”, témoigne un riverain.
La société d’Etat appelle alors à la vigilance citoyenne pour surveiller les infrastructures mais aussi pour signaler aux autorités tout geste suspicieux pouvant porter atteinte à leur intégrité. “Ces infrastructures sont des biens communs à tous les Malgaches et pas les biens d’un particulier”, rappelle-t-elle, invitant tout un chacun à “en être jaloux” et à “les préserver comme la prunelle des yeux”.
Selon la Jirama, les techniciens ont travaillé jour et nuit afin d’assurer le remplacement des matériels endommagés et tombés. Le ministre de l’Énergie et des Hydrocarbures, ainsi que le directeur général de la société, ont suivi de près les opérations. “Les travaux ont été difficiles en raison de l’éloignement des sites, des contraintes liées au transport du matériel et de l’ampleur des dégâts”, indique la société.
Face à ces coupures prolongées de l’électricité, la colère est montée dans plusieurs quartiers d’Antsirabe. Des pneus ont été brûlés du côté de Mahazoarivo en signe de protestation, dimanche en début de soirée. Certaines zones ont retrouvé le courant depuis dimanche, mais d’autres sont restées dans le noir, une situation insupportable pour ces habitants qui espéraient profiter de la fête de Pâques. Du côté de la gare, l’organisateur de l’événement qui s’y est tenu pendant quelques jours a transporté des groupes depuis Antananarivo.














