ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – L’échec de la malgachisation évoqué lors du colloque international de la FLSH d’Antananarivo à Ankatso

Pourquoi la malgachisation de l’enseignement a-t-elle été un échec ? Le Professeur Jeannot Fils Ranaivoson, enseignant-chercheur à l’Université d’Antananarivo, apporte des éléments de réponse lors du colloque international organisé par la Faculté des Lettres et des sciences humaines (FLSH) de l’Université d’Antananarivo à Ankatso, ce mercredi.

À en croire ce chercheur de la mention Malgache de l’établissement, “la malgachisation s’est faite sans préparation”. Il évoque notamment le manque d’outils didactiques, mais aussi les lacunes liées au facteur humain. “On a construit beaucoup d’écoles, mais les enseignants manquaient, d’où le recours aux SN (Service National) pour assurer les cours”, soulève-t-il.

Dans sa communication, l’enseignant chercheur rappelle que ces jeunes appelés en service national hors forces armées, n’étaient pas formés au métier d’enseignant. Cette situation a également été exacerbée par l’effondrement de l’économie malgache, poursuit-il. “Autrefois, les écoles regorgeaient de livres ; par la suite, les manuels sont venus à manquer”, précise-t-il.

Ce colloque international se poursuivra jusqu’à vendredi. Une table ronde clôturera cet événement qui rassemble des chercheurs malgaches et étrangers, indique le Dr Rolland Rakotovao, doyen de la FLSH. Une cinquantaine d’enseignants et de doctorants y présentent leurs travaux de recherche autour du thème “Lettres, sciences sociales et humaines : rôles et place dans une société en mutation”.