Aucune tolérance face aux actes de corruption. Le ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle (METFP), Todisoa Andriamampandry a été ferme à ce sujet, lors de la signature de convention de partenariat avec le Directeur général du Bureau indépendant anti- corruption (Bianco), le 4 juin au siège du ministère à Ampefiloha. Ce partenariat vise à renforcer la transparence, l’intégrité et la bonne gouvernance au sein de ce département ministériel.
La cérémonie a été marquée par la remise officielle de la politique interne de lutte contre la corruption du ministère. Cet outil vise à prévenir les pratiques illicites au sein de l’administration, à travers notamment une cartographie des risques de corruption, la mise en place de dispositifs de prévention et un échange d’informations renforcé avec le Bianco. Selon le ministre, la corruption demeure l’un des principaux freins au développement du pays, particulièrement dans le domaine de l’éducation. “Nous ne pouvons pas agir pleinement et tout ce que nous entreprenons reste limité tant que nous ne luttons pas contre la corruption”, déclare-t-il.
Le directeur général du Bianco, Gaby Nestor Razakamanantsoa, rappelle, quant à lui, que son institution accompagne le ministère dans ses actions d’éducation, de sensibilisation et de prévention. L’accord prévoit également des mécanismes destinés à garantir la transparence des procédures de recrutement des enseignants fonctionnaires et à permettre au ministère de signaler toute irrégularité constatée.
Ce partenariat entre les deux parties s’est récemment concrétisé lors des séances de recrutement en public des enseignants. Cette démarche a permis de démontrer que la transparence produit des résultats tangibles. “Il n’y a eu ni murmures ni mécontentements, car il était visible que le processus était clair et propre”, souligne le ministre. Pas moins de 250 recrutements ont ainsi été réalisés dans un climat qui se voulait de confiance, avec la satisfaction des candidats et des parties prenantes.














