Antananarivo, 30 Mai, 8h30 – Un partenariat entre l’Agence des États-Unis pour le développement international (Usaid) et le fonds d’investissement Miarakap pour soutenir les petites entreprises à fort impact. Elles seront sept à huit petites et moyennes entreprises et environ 24 start-up ayant un impact positif sur les communautés locales et sur la conservation de la biodiversité, à recevoir le soutien des deux organisations à travers le programme Mitsiry.
Le programme, d’une durée de cinq ans, est co-financée à hauteur de 5 millions de dollars par l’Usaid et 7,5 millions de dollars par le secteur privé. L’appui se fait notamment à travers un dispositif d’avance remboursable et avec un parcours d’incubation en trois étapes sur deux ans maximum pour les start-up éligibles. Il s’agira notamment des start-up oeuvrant dans l’agriculture, l’écotourisme, l’éducation environnementale, l’énergie, l’apiculture, ou encore l’agroforesterie. Les montants peuvent aller de 5.000 à 45.000 dollars et les 24 futurs bénéficiaires sont sélectionnés via un processus d’appel d’offres.
Les PME matures, avec une logique de maximisation de leurs impacts environnementaux sur le long terme, pourront, de leur côté, bénéficier de subventions de contrepartie. Le programme financera, entre autres, des projets et des services d’utilité publique qu’il n’a pas vocation à financer sans un appui du secteur public, à l’instar d’infirmeries pour la communauté locale, de systèmes d’irrigation, d’accès à l’éducation et à la formation professionnelle, d’un renforcement de la capacité de production ou encore d’alimentation.
Trois critères conditionnent les financements du programme. Il y a avant tout l’impact du projet sur la conservation et les communautés, qui passe par la gestion des aires protégés, la gestion durable des ressources, la création de revenus alternatifs et d’emploi, la sensibilisation ou encore le plaidoyer. Vient ensuite la durabilité du projet au-delà du programme, c’est à dire sa rentabilité financière. Pour cela, il sera notamment pris en compte l’entrepreneur, le modèle économique, le potentiel de croissance et la valeur stratégique. Le dernier critère porte enfin sur la priorisation des zones géographiques possédant des écosystèmes et des espèces très riches et très menacés.
Photo : Usaid














