Un entretien au sommet. Le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, et le président de la République française, Emmanuel Macron, ont évoqué au téléphone les récentes mesures diplomatiques entre Madagascar et la France, mercredi. Selon la présidence de la Refondation, “ces échanges ont permis aux deux chefs d’Etat d’aborder les faits, qualifiés d’actes isolés” qui ont amené les autorités malgaches à déclarer “persona non grata” [personne indésirable] un agent diplomatique français.
Mardi, le ministère malgache des Affaires étrangères convoque l’ambassadeur de France à Madagascar pour l’informer de sa décision après que “des investigations sur des actes de déstabilisation” ont montré “des agissements incompatibles” avec le statut de l’agent concerné. Le lendemain, le ministère français de l’Europe et des affaires étrangères convoque à son tour le chargé d’affaires de l’ambassade de Madagascar en France pour “protester vigoureusement contre” la décision malgache d’expulser son agent diplomatique mais aussi pour “rejeter catégoriquement toute accusation de déstabilisation du régime de la Refondation”.
Reconnaissant ainsi un acte isolé, Madagascar souligne, de concert avec la France, “l’importance des relations qui unissent” les deux pays, rapporte la présidence. Les deux chefs d’Etat se sont alors mis d’accord pour “que cet épisode n’affecte pas la dynamique de coopération entre les deux pays” et pour “déployer les efforts nécessaires” en ce sens. “Madagascar et la France miseront sur la confiance mutuelle pour bâtir un partenariat durable au service de leurs peuples”, conclut le communiqué de la présidence.
