Antananarivo, 19 Novembre, 12h45 – Le projet Diabe entend réduire la consommation de charbon pour préserver les forêts et contribuer à la lutte contre le changement climatique. D’ici 2024, ce projet entend diffuser 100.000 foyers améliorés à moindre prix, former 8.000 charbonniers à des techniques améliorées de carbonisation et mettre en place 4.600 ha plantations forestières pour produire de la biomasse et pour reboiser.
Avec les foyers améliorés, produits par une cinquantaine d’artisans malgaches, l’objectif est de faire une économie de 30% sur l’utilisation du charbon de bois et éviter ainsi 8.000 ha de déforestation. Selon les responsables du projet, les foyers améliorés, qui coûtent 10.000 ariary, ont une durée de vie très supérieure aux foyers métalliques traditionnels. Fabriqués à base de terre cuite, ils permettent une économie du combustible utilisé.
En formant les charbonniers aux techniques améliorées de carbonisation, l’idée est de produire du charbon de meilleure qualité avec moins de bois. Le projet parle de charbon plus dense, moins friable et dégageant moins de fumée lors de sa combustion. Les 8000 charbonniers bénéficiant du projet résident dans l’Analamanga et l’Alaotra Mangoro et le but est d’assurer 10% des besoins énergétiques de cuisson dans la capitale et de préserver 16.500 ha de forêts.
Quant aux 4.600 ha de plantations forestières et de systèmes agroforestiers, les arbres qui y seront produits serviront à la production de biomasses de bois, à destination des ménages dans la région Analamanga, principalement à Antananarivo. Le niveau de production à atteindre est de 77.500 m3 par an en 2024. Cette initiative devrait permettre de répondre aux besoins en bois énergie dans les zones ciblées et de préserver 6500 ha de forêts. Des activités de reboisement sont également prévues sur les collines pour réduire les érosions et les risques liés aux ensablements des zones agricoles de bas fond. Le reboisement permettra également une meilleure infiltration de l’eau dans les sols et la durabilité de l’approvisionnement des sources, particulièrement cruciale en saison sèche.
Avec ces activités, le projet Diabe entend éviter que les populations cibles ne se fournissent en bois énergie dans des ressources non autorisées à l’exploitation. En même temps, les ménages bénéficiaires du projet pourront améliorer de manière durable leurs revenus et s’assurer d’une sécurité alimentaire et nutritionnelle. Le projet bénéficie d’un financement du programme Afafi-Centre, qui est financé à hauteur de 12 millions d’euros par l’Union Européenne. Il est prévu s’étaler jusqu’en 2024.
Photo : Afafi-Centre














