La conservation de la Biodiversité malgache au cœur d’un nouveau projet d’envergure. Il s’agit du projet “Fitantanana Maharitra Holovain-jafy” (FMH) financé par le Royaume britannique. Ce dernier a fait l’objet d’une présentation et d’un lancement officiel ce mardi à l’ambassade du Royaume Uni à Ivandry. Ce projet de taille espère toucher 54 communautés réparties dans neuf aires protégées de la Grande île. En termes de superficie, le projet touchera 356.889 ha. Parmi les aires protégées ciblés, celui de Menabe-Antimena d’une superficie de 210.000 ha ou encore celui de Bemanevika et Mahimborondro d’une superficie de 110.768 ha.
Le projet vise l’implication des communautés locales dans la conservation de la biodiversité. Les aires protégées restent les victimes des pressions accrues liées aux activités des riverains qui dépendent des ressources naturelles pour leur survie. Le projet qui durera six ans aura ainsi pour but de définir une nouvelle approche pour la conservation communautaire. L’objectif est de protéger la biodiversité tout en trouvant des solutions durables pour la subsistance des communautés locales et le développement économique des régions concernées.
Dans le cadre du projet, des experts de nombreux pays viendront à Madagascar et seront engagés à mettre à profit leur expérience pour développer un modèle nouveau dans la gestion durable des aires protégés. « Le modèle pourra être appliqué ultérieurement dans tout Madagascar mais aussi dans le reste du monde”, explique David Ashley, ambassadeur du Royaume Uni dans la Grande île lors de la cérémonie de présentation du projet. Le projet FMH a débuté en 2020. Un diagnostic participatif a été mené durant cette première phase afin de définir les besoins des populations locales. Les communautés ont ainsi été sondées et consultées dans le but de trouver les moyens de gérer les ressources naturelles.
“Nous avons été consultés maison par maison et nous avons aussi été réunis à la commune afin de trouver des solutions aux feux de brousse, l’insécurité et d’autres encore”, raconte Razafindrazanaka, habitante d’Itremo, un des sites affectés par le projet. Le consortium qui compose le projet FMH est constitué de divers acteurs notamment des ONG qui œuvrent dans le domaine environnemental. A la tête du projet, le Royal Botanical Gardens Kew, un organisme parrainé par le ministère britannique de l’Environnement. Durell Wildlife Conservation Trust, Missouri Botanical Garde, Madagascar Voakajy, ou encore Care International sont aussi membres du consortium. Le projet FMH est financé par le gouvernement britannique à travers le « Biodiverse Landscapes Fund ».
Un paquet financier de près de 100 millions de Livre Sterling qui appuie des projets de conservation dans de nombreux pays à travers le monde. « Ce projet est la prochaine étape des efforts du gouvernement britannique de travailler avec le gouvernement malagasy et les autres acteurs internationaux afin de sauvegarder l’environnement de Madagascar”, explique toujours David Ashley. Le gouvernement malgache est aussi impliqué pleinement dans le projet à travers le ministère de l’environnement et du développement durable. “Ce projet est le fruit de la coopération entre la république de Madagascar et le Royaume Uni”, indique Orléa Vina, ministre de l’Environnement et du développement durable. “Le projet répond au Vélirano numéro 10 institué par le président de la République qui est la conservation durable des aires protégées », poursuit la ministre.














