Le déblocage des stocks de palissandre saisis par l’Etat pour une utilisation au niveau national semble en bonne voie. Selon le ministère de l’Environnement et du développement durable, des partenaires travaillent actuellement avec Madagascar sur la mise en place du système de traçabilité de ces bois précieux, une des conditions imposées par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites) lorsque cette dernière a autorisé la Grande île à les utiliser.
« Ils exigent [la Cites] notre capacité à gérer le déblocage de ces bois. Nous procédons actuellement à la mise en place de ce système de traçabilité et des partenaires techniques nous octroient actuellement un financement pour cela », indique la ministre Marie-Orléa Vina, à Anosy ce mardi.
Selon la direction générale de la gouvernance environnementale, Madagascar travaille actuellement avec la Cites et l’Organisation internationale des bois tropicaux (OIBT) dans la mise en place du système. Les deux institutions financent actuellement le travail de consultance sur le choix du système à utiliser. « Le consultant a déjà proposé trois systèmes mais on a trouvé qu’il y avait des failles et nous avons demandé s’il y a un meilleur système plus praticable et à un coût abordable » indique Rinah Razafindrabe, directeur général de la gouvernance environnementale. Le choix du système devrait être fait avant la fin de ce premier trimestre, explique-t-il.
Une fois le système choisi, il sera dans un premier temps utilisé dans deux régions de Madagascar laisse entendre le ministère. Une première phase test sera lancée dans les régions Menabe et Boeny. En cas de succès de cet essai, le système sera transposé dans tout Madagascar.
L’utilisation des stocks de bois de palissandre illégaux saisis à Madagascar a été accordée par la conférence des parties de la Cites qui s’est déroulée au Panama du 14 au 25 novembre après un vif plaidoyer des autorités malgaches. L’utilisation a été octroyée uniquement pour une utilisation nationale. Les stocks de bois de rose saisis ne font pas encore partie de l’accord.














