Un outil pour décider et planifier les investissements dans le secteur de l’eau. Le ministère de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène annonce le lancement à venir d’une étude nationale visant à améliorer la connaissance et l’évaluation des ressources en eau souterraine à Madagascar. Le protocole d’accord avec la société Kula Services PTE. Ltd. qui devrait effectuer cette étude a été signé lundi.
Cette étude s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Politique nationale de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène (PNEAH), indique le ministère. Elle vise à renforcer les bases scientifiques nécessaires à la planification et à la prise de décision dans le secteur de l’eau, dans un contexte marqué par les effets du changement climatique et une pression croissante sur la ressource.
Avec cette étude, la ministre Anja Elia Razafindriainiaina espère que le pays dispose “d’outils modernes d’aide à la décision afin de mieux orienter les investissements, sécuriser les forages et garantir un accès durable à l’eau potable pour tous”. Elle parle alors d’une “avancée majeure pour la souveraineté hydrique de Madagascar”.
À travers ce partenariat, les deux parties prévoient notamment d’améliorer la connaissance scientifique des nappes souterraines, de mettre en place un système intégré et sécurisé d’information sur les ressources en eau souterraine et d’appuyer la planification stratégique du secteur. Le protocole prévoit également des actions de renforcement des capacités techniques des structures nationales et régionales, ainsi qu’une contribution à une gestion durable et équitable de la ressource.
Selon le ministère, les résultats attendus de l’étude devront permettre de mieux orienter les investissements publics dans le secteur de l’eau et de sécuriser les ouvrages de captage, notamment les forages destinés à l’alimentation en eau potable. “Les eaux souterraines constituent une source essentielle pour l’alimentation en eau potable, notamment dans les zones rurales et vulnérables”, rappelle le ministère. Il regrette toutefois que “leur disponibilité, leur qualité et leur vulnérabilité demeurent insuffisamment connues”.