Antananarivo, 17 Août, 6h45 – Prévention. Face à la menace mondiale de la variole du singe, le Mpox (monkey pox), déclarée urgence sanitaire par l’Organisation mondiale de la santé le 14 août, Madagascar se prépare à empêcher l’entrée de cette épidémie sur son territoire. Le ministère de la Santé publique malgache réagit en imposant les mêmes mesures de prévention que celles appliquées lors de la crise de Covid-19 : port du masque obligatoire, distanciation sociale d’un mètre, lavage fréquent des mains et utilisation de gels hydroalcooliques.
Le docteur Manuela Vololoniaina, directrice de la veille sanitaire, de la surveillance épidémiologique et riposte au sein du ministère, souligne que la position géographique de Madagascar, avec ses multiples échanges internationaux, rend le pays particulièrement vulnérable. “Selon le règlement sanitaire international de 2005, il est du devoir de l’État de protéger son territoire contre l’introduction de nouvelles épidémies”, rappelle-t-elle dans une vidéo publiée par le ministère.
Depuis 2022, Madagascar dispose déjà d’une stratégie de lutte contre le virus du Mpox. Ces mesures, comme les gestes barrières, sont actuellement réactivées aux niveaux des aéroports et des ports, avec la désinfection systématique des bagages à main. En cas de suspicion de cas, une procédure immédiate de signalement aux autorités compétentes est en place. Les règles sont déjà instaurées dans les neuf ports et aéroports principaux du pays, marquant ainsi une vigilance accrue pour contrer toute tentative d’entrée du virus sur le territoire malgache.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a activé son plus haut niveau d’alerte internationale face à la recrudescence des cas de mpox ou de la various du singe en Afrique. Cette décision, similaire à celle prise en juillet 2022, intervient après une augmentation de 160 % des cas en 2024, avec plus de 38 000 infections et 1 456 décès enregistrés dans 16 pays africains depuis janvier 2022. En République démocratique du Congo, plus de 15 000 cas ont été signalés et 548 décès recensés depuis le début de l’année. La Suède et le Pakistan ont, par ailleurs, signalé la présence de cas sur leur territoire. L’épidémie actuelle est causée par le virus clade 1b, plus contagieux et dangereux, avec un taux de mortalité estimé à 3,6 %.
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