Antananarivo, 23 Juillet, 18h45 – Tolérance zéro face aux irrégularités. L’Université de Toliara entend sévir contre les fraudes constatées durant les épreuves du baccalauréat dans la province. Au deuxième jour de l’examen, elle rapporte que 20 cas de tricherie, impliquant l’utilisation de documents frauduleux et de téléphones portables, ont été recensés. Douze cas de substitution de candidature ont également été enregistrés, rapporte l’Université.
Face à ces flagrants délits d’infraction, les autorités universitaires ont pris la décision de renvoyer certains fraudeurs des centres d’examen. D’autres ont immédiatement été signalés aux forces de l’ordre. Des appels de sensibilisation au respect des règles ont par ailleurs été lancés auprès des candidats et des différents acteurs. “Nous tenons à sensibiliser tous les acteurs, qu’il s’agisse des présidents de jury, des chefs de centre, des surveillants ou des secrétaires, car c’est ensemble que nous garantissons la probité du baccalauréat dans la province de Toliara . Nous les invitons à continuer de suivre l’ensemble des directives établies conformément à la réglementation du baccalauréat, souligne-t-elle.
Dans la foulée des cas signalés dans certains centres d’examen, la ministre de l’Enseignement supérieur, la Pr Loulla Chaminah, a de nouveau réitéré le “refus de toute indiscipline” dans le cadre de l’organisation des examens officiels. En déplacement dans un centre d’examen où des rumeurs de corruption ont été signalées, elle a tenu à rappeler aux membres du jury leur devoir en tant qu’éducateurs, ce mardi. Elle les a également “sensibilisés à redresser les failles qu’il a pu y avoir auparavant dans l’intérêt des élèves”.













