Toliara serait-elle le nouveau centre de gravité des terres rares ? Pour le Président directeur général d’Energy Fuels, Mark Chalmers, en tout cas, le projet Vara Mada, anciennement Base Toliara, est plus qu’une simple exploitation minière. Il parle de ce projet comme étant un actif “générationnel” unique “capable de modifier positivement la dynamique des chaînes d’approvisionnement mondiales en terres rares et minéraux critiques”. Mark Chalmers en avait fait l’exposé dans les résultats de l’étude de faisabilité actualisée du projet Vara Mada à Madagascar, publié le 8 janvier.
Energy Fuel indique avoir suivi depuis quelques années une stratégie audacieuse qui porterait aujourd’hui ses fruits. C’est le fait d’extraire la monazite comme un sous-produit des sables minéraux qu’elle exploitera à Ranobe. La compagnie prévoit ainsi de répliquer le modèle économique qui fait le succès de l’industrie dominante en Chine, s’assurant ainsi une compétitivité de premier plan.
“Nous sommes convaincus que cette stratégie nous offre de nombreux avantages concurrentiels par rapport aux approches traditionnelles axées exclusivement sur les terres rares. Cela inclut des économies d’échelle plus importantes, des coûts réduits et l’accès à des concentrations supérieures d’oxydes de terres rares, tant légères que lourdes”, avance Mark Chalmers.
Dans son étude de faisabilité actualisée, Energy Fuels parle de Vara Mada comme étant un projet de sables minéraux lourds à un stade avancé et de grande envergure, contenant d’importantes ressources et réserves à faible coût d’ilménite, de zircon et de monazite.
Pour les concentrés de monazite, l’entreprise américaine prévoit de les exporter aux États-Unis pour les transformer en oxydes de haute pureté à l’usine de White Mesa, en Utah. Ce sont une source riche en terres rares “magnétiques” légères et lourdes, essentielles pour les véhicules électriques, la robotique avancée, les énergies renouvelables et les technologies de défense.
Ce producteur américain se veut rassurant. “Energy Fuels s’engage à exploiter Vara Mada selon les normes mondiales les plus strictes en matière de santé, de sécurité, de durabilité et de protection de l’environnement”, lance son PDG. Et ce, en avançant que ce projet devrait stimuler l’économie de Madagascar, en améliorant la qualité de vie des communautés locales et en constituant un maillon essentiel des chaînes d’approvisionnement en terres rares et minéraux critiques des États-Unis et de leurs alliés.














