Antananarivo, 12 Janvier, 18h40 – Pénalisées au niveau logistique. Les entreprises franches exportant des produits textiles vers l’Union Européenne font face à des grands défis sur le transport. Une situation que la présidente du Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP), Béatrice Chan Ching Yiu, a soulevée lors de la remise de certificats pour les acteurs du secteur textile qui ont suivi des formations sur le Lean management, vendredi.
La présidente du GEFP a notamment fait part du nombre insuffisant de navires pour la livraison des matières premières à Madagascar. L’acheminement de ces matières premières au pays prend ainsi du temps et réduit celui pour la production sur place ; alors que les produits finis devraient être exportés suivant les délais imposés par les clients, a-t-elle exposé.
Or, même en ayant finalement réussi à produire à temps, l’envoi des produits finaux vers l’Europe n’est pas une mince affaire pour les entreprises franches malgaches dans le textile. Une grande partie des principaux transporteurs de frets s’abstiennent d’emprunter les voies navigables près de la Somalie, censée être la route maritime la plus courte menant vers l’Europe. “Pour éviter les conflits qui s’y passent, des navires font le tour d’Afrique avant de se rendre en Europe. Ce qui prolonge leur délai de route”, indique Béatrice Chan Ching Yiu.
Miser sur l’aérien pour l’exportation des produits n’est pour le moment pas intéressant pour les entreprises locales, a-t-elle avancé. “C’est beaucoup plus cher. Et nos entreprises ne seront plus compétitives en termes de prix en optant pour cette alternative. La concurrence au niveau international est d’ailleurs rude, et Madagascar n’est pas le seul fournisseur du marché européen”, rappelle la présidente du GEFP.
Les clients européens sont par ailleurs de plus en plus exigeants, selon Béatrice Chan Ching Yiu. “Quantité, qualité, délai : c’est ce qu’ils imposent. Une fois les commandes confirmées, nous devons nous atteler à les livrer suivant le délai convenu. Nous devons donc travailler vite et produire, tant en qualité qu’en quantité”, lâche la présidente du GEFP.
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