La quinzième Assemblée générale et la 25ème réunion du Comité exécutif de l’Alliance Africaine pour le Commerce Electronique (AACE) a démarré à Antananarivo mardi dernier. Une occasion pour ces opérateurs de guichet unique électronique africains de se partager les expériences ainsi que de renforcer leur collaboration pour mettre en avant les meilleures pratiques. Madagascar, à travers GasyNet (Malagasy Community Network Services) y participe activement.
Les guichets uniques électroniques jouent un rôle clé dans le développement de l’économie d’un pays. Ils sont notamment les artisans de la digitalisation des procédures administratives. Et grâce à leur mise en place, les procédures se trouvent grandement facilitées. Dans un environnement commercial qui évolue, ils nécessitent toutefois des mises à jour régulières. Et c’est pour apprendre des expériences des uns et des autres que leurs opérateurs se rencontrent régulièrement. L’Alliance africaine pour le commerce électronique (AACE) entend justement promouvoir le partage d’expériences.
Cette association se réunit à Madagascar depuis ce mardi.
“ Alors, l’objectif des rencontres de l’Alliance africaine, l’objectif est le même à chaque fois. C’est du partage d’expériences entre les différents pays. C’est du partage d’expertises. Et c’est de réfléchir ensemble sur des questions clés ou des problématiques clés auxquelles on essaie de trouver des solutions à travers les guichets uniques électroniques. Maurice, qui est très avancé actuellement, d’intelligence artificielle », explique Lisiniaina Razafindrakoto, Présidente directrice générale de GasyNet
“Aujourd’hui, on va parler beaucoup de différents types de guichets uniques. C’est un concept. Donc, l’île Maurice le fait différemment. Madagascar le fait différemment. Et les autres pays qui sont là vont avoir l’expérience de différents guichets uniques. Mais à la fin, ce qui est très important, c’est de voir comment on apporte la digitalisation en facilitant le commerce. Et l’intelligence artificielle aujourd’hui, c’est quelque chose qui est très, très en demande. On a besoin dans la facilitation du commerce et principalement pour réutiliser les données, pour faire cet échange de données entre le secteur privé et le public. Donc, il y a beaucoup d’expériences qu’on va discuter pendant ces deux jours, trois jours, je vais dire, de cette conférence », a déclaré Charansingh Dabeesing, Directeur général de Mauritius Cargo Community Service.
Quels rôles tiennent les guichets uniques électroniques dans les échanges commerciaux ?
Lisiniaina Razafindrakoto : “ Alors, le guichet unique électronique, d’une manière générale, que ce soit pour Madagascar, mais pour n’importe quel autre pays, en fait, est un élément important du programme de digitalisation des procédures administratives. Donc, à Madagascar, par exemple, nous avons le système TradeNet. Donc, c’est un élément, comme je l’ai dit tout à l’heure, qui contribue à la digitalisation des procédures, à la modernisation des procédures au niveau de l’administration. C’est également un élément important de la mise en œuvre de l’accord sur la facilitation des échanges. Et, in fine, c’est aussi un élément important du système e-gouvernement d’une manière générale.
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Quels sont les résultats obtenus depuis l’opérationnalisation de ces guichets uniques électroniques ?
Charansingh Dabeesing : “En fait, à Maurice, on a commencé le guichet unique depuis peut-être les années 2000. Mais on a vu auparavant, le temps pour le dédouanement prenait environ trois semaines pour le dédouanement des conteneurs, des colis. Mais aujourd’hui, ça se fait à travers le guichet unique électronique, ça se fait dans une heure, dans moins de trois jours parce qu’il y a des colis qui ont besoin des inspections pour les phytosanitaires, pour l’agro, tout ça. Donc, ça passe à travers le guichet unique. Ça prend un peu plus de temps, mais trois jours comparés avec trois semaines qui étaient auparavant”.
Lisiniaina Razafindrakoto : “Les transitaires et les commissionnaires agréés en douane de l’époque, alors je dirais 2005-2006, se souviendront certainement qu’il fallait à peu près trois semaines pour dédouaner en ces temps-là. Aujourd’hui, nous sommes à peu près pareils que l’île Maurice. Nous sommes à moins de trois jours de délai moyen de dédouanement. Donc, moi, je dirais que c’est l’une des principales réalisations en matière du guichet unique. Au-delà de tout ce qui est aspect digitalisation, modernisation et sécurisation à côté, qui est également important.
Quels sont alors les grands chantiers qui attendent le guichet unique électronique malgache ?
Lisiniaina Razafindrakoto : “Alors, nous, on travaille à un refresh des systèmes. Donc, on redéveloppe certaines parties du système pour qu’ils puissent être à jour par rapport aux technologies d’aujourd’hui. (Ça, c’est un grand point. Et puis, vraiment, ce que j’ai mentionné tout à l’heure, c’est qu’on est vraiment maintenant dans du partage d’expériences. Donc, on va essayer autant que possible de partager notre expérience avec les autres administrations de Madagascar pour qu’elles aussi puissent mener à bien leur projet de digitalisation”













