Antananarivo, 19 Mai, 20h30 – Un accord a été trouvé entre les missionnaires du Fonds monétaire international (FMI) qui se sont rendus récemment à Madagascar et les autorités malgaches, à l’issue de la quatrième revue du programme sur la Facilité élargie de crédit. Le conseil d’administration de cette institution de Bretton Woods va se pencher sur cet accord au mois de juin. C’est lui qui statuera sur le décaissement ou non du montant d’environ 32 millions de dollars en faveur de Madagascar pour permettre au pays de couvrir les besoins de financement extérieur et budgétaire, communique le FMI ce vendredi.
Dans son rapport de mission, Fréderic Lambert, le chef de délégation du FMI parle de performances mitigées des autorités malgaches par rapport aux cinq objectifs macroéconomiques à atteindre. Il salue les progrès qui se sont poursuivis dans la mise en œuvre du programme de réformes structurelles. Fréderic Lambert cite par exemple la finalisation et la publication du manuel des investissements publics par les autorités. Le projet de code minier révisé qui est soumis au Parlement est conforme aux recommandations du FMI et de la Banque mondiale. Le cadre juridique des marchés publics a été modifié. Ce sont des critères sur lesquelles les autorités malgaches ont eu des points lors de cette quatrième revue du programme sur la FEC.
Au final, trois sur les cinq objectifs qui ont été fixés ont été atteints par les autorités malgaches. Parmi les mauvaises performances figure la faible collecte des taxes douanières pétrolières qui a fait que le critère de solde primaire intérieur a été plus largement dépassé à fin décembre 2022. Frédéric Lambert rapporte également que le plancher des avoirs extérieurs nets de la Banque centrale de Madagascar a été « manqué de peu ».
Les autorités malgaches se sont en tout cas engagées à « revenir à la discipline budgétaire ». Celle-ci est indispensable pour « financer davantage de dépenses propices à la croissance », soutient ce missionnaire du FMI. L’amélioration de l’exécution des dépenses sociales et d’investissements figure également dans leurs engagements. Tout comme le contrôle de la gestion des entreprises publiques comme la Jirama pour réduire les risques budgétaires.














