Antananarivo, 6 Octobre, 9h45 – Il n’y aura pas cadeau ! Madagascar devra répondre aux 21 mesures préalables exigées par la Banque africaine de développement (BAD) pour espérer bénéficier du financement de la deuxième phase du Programme d’appui à la gestion financière et à la résilience économique (PAGFRE). C’est ce qui conditionnera la seconde tranche d’appui budgétaire attendue par les autorités malgaches de la part de cette institution panafricaine de développement en 2025, qui s’élève à 50 millions d’Unités de compte (UC). La ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison, a fait le point sur ce sujet, jeudi.
La première tranche de cet appui budgétaire, avait déjà été accordée à Madagascar, avec l’approbation du Conseil d’administration du groupe de la BAD d’un prêt de 67 millions de dollars pour mettre en œuvre la première phase du PAGFRE. 19 actions préalables avaient été initiées pour parvenir à cet accord, selon la ministre Rindra Rabarinirinarison.
La ministre cite, entre autres, l’adoption en Conseil de gouvernement d’un décret portant sur le redéploiement complet du Système d’administration fiscale intégré (SAFI). Il y a également l’élaboration et l’adoption d’un arrêté ministériel portant sur la mise en place d’un comité sur les risques budgétaires, la nomination par le président du Comité national Partenariat Public Privé (PPP) des membres du comité de suivi pour la relecture de la loi sur les Partenariats publics-privés (PPP), ou encore le plan d’actions d’amélioration de la performance technique et financière à court terme de la Jirama.
Selon le ministère en charge des Finances, cette première tranche du PAGFRE qui s’élève à 50 millions d’UC servira à soutenir le budget national pour l’exercice 2024. Elle est d’ailleurs déjà inscrite dans la loi des Finances rectificatives (LFR) pour cette année, indique Rindra Rabarinirinarison. Cet accord de prêt devra cependant encore être ratifié par les parlementaires de la Chambre basse et ceux du Sénat pour permettre son décaissement, précise-t-elle.
Comme déjà expliqué par le responsable de la BAD à Madagascar, Adam Amoumoun, “ce programme vise à contribuer à la création des conditions favorables à une croissance économique forte et inclusive par le renforcement de la gouvernance économique et financière et l’amélioration de la résilience économique”. Aussi, il va appuyer les autorités malgaches dans la mise en œuvre des réformes prioritaires de la Politique générale de l’État (PGE) et la Nouvelle politique énergétique (NPE) de Madagascar pour 2015-2030, souligne-t-il. Ce programme “permettra ainsi de remédier au déficit d’investissement par l’élargissement de l’espace budgétaire en dégageant des ressources supplémentaires pour la relance économique, tout en améliorant la gouvernance du secteur de l’énergie”, soutient-il.
Le PAGFRE 1 travaille donc sur l’amélioration de la gestion des finances publiques, nécessitant la mise en œuvre de plusieurs réformes clés, comme l’optimisation de la mobilisation des recettes fiscales, le renforcement de l’efficacité des dépenses publiques, et la lutte contre la corruption. Ce programme prévoit également le renforcement de la gouvernance du secteur énergétique en améliorant la transparence et l’efficacité de ses opérateurs, dont la Jirama.
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