FINANCES PUBLIQUES – Le Fonds monétaire international insiste sur l’importance du respect de l’annualité budgétaire

Antananarivo, 23 Juin, 16h56 – Les réformes de la gestion des finances publiques à accélérer. C’est l’une des recommandations du Fonds monétaire international à l’issue de l’achèvement par son conseil d’administration de la quatrième revue du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC) avec Madagascar. Dans le rapport sur cette revue, la directrice adjointe de cette institution de Bretton Woods, Antoinette Sayeh, souligne l’importance de rationaliser davantage le processus d’exécution budgétaire et de respecter l’annualité budgétaire.

Comme le ministère en charge des Finances le définit, le principe d’annualité signifie que le budget est voté chaque année et pour une année civile. Ce budget doit ainsi être exécuté dans l’année par le Gouvernement. Ce point est soulevé par le FMI en vue d’améliorer la gestion des finances publiques et la gestion de la trésorerie de manière à éviter l’accumulation des arriérés. Antoinette Sayeh explique aussi que le renforcement de l’efficacité du cadre de lutte contre la corruption est crucial pour améliorer la redevabilité.

Le FMI note les progrès entrepris par les autorités dans l’avancement des réformes structurelles. L’institution financière estime neanmoins que « des efforts supplémentaires sont nécessaires pour améliorer l’exécution budgétaire et la gouvernance, pour mieux contrôler l’inflation et renforcer les politiques de résilience climatique ». Elle souligne que « la mobilisation des recettes intérieures par la mise en œuvre de réformes de l’administration fiscale et par la réduction des dépenses fiscales coûteuses, ainsi que les mesures de maîtrise des dépenses seront essentielles pour atteindre les objectifs budgétaires du programme ».

Le FMI estime que le règlement des dettes croisés entre l’Etat et les pétroliers ainsi que la reprise du paiement des droits et taxes à l’importation de carburant devront améliorer le solde budgétaire pour cette année. Le mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants prévu être mis en place à partir de l’année prochaine combiné avec la réforme de la Jirama devront, pour leur part, contribuer à la réduction des risques budgétaires et permettre d’affecter plus de budget aux dépenses sociales et de développement.

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