Antananarivo, 18 Juin, 17h35 – L’Etat renonce au recrutement d’au moins 5.000 agents. Le nombre d’agents qui étaient prévus être recrutés cette année passe en effet de 22.914 à 17.900 dans le projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2022. Cette disposition réduira de 23,2 milliards d’ariary le crédit alloué aux recrutements, d’après ce document.
Le ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison, avait indiqué au mois de Mai que le réajustement du nombre des recrutements avait un lien avec l’augmentation des salaires décidée par l’Etat. Elle avait souligné à l’époque que cette hausse de salaire avait déjà été anticipée dans la loi de finances initiale (LFI) 2022, tout comme le recrutement massif qui avait été prévu. Cependant dans le PLFR 2022, le crédit ouvert aux dépenses courantes de la solde accuse une baisse de 29,1 milliards d’ariary, passant de 3.266,7 milliards d’ariary à 3.237,6 milliards d’ariary.
La décision de réduction des postes budgétaires ne devrait néanmoins pas impacter sur l’objectif de renforcement des secteurs de l’éducation nationale, de la santé publique, de la sécurité publique et de la justice, rassure le gouvernement. Les ministères concernés par ces secteurs auront 17.200 postes budgétaires. Cependant, il n’y aura donc plus que 700 postes budgétaires pour les autres ministères « pour compenser les départs à la retraite, assurer l’operationnalisation des projets d’investissements publics et satisfaire les besoins en effectif pour le cas des nouveaux ministères », détaille le PLFR 2022.
Par ailleurs, les salaires du Personnel administratif et technique (PAT) des universités seront intégrés dans le calcul des dépenses courantes de la solde. L’Etat prend cette décision pour « remédier au problème récurrent de paiement de leurs salaires ». 21,9 milliards d’ariary qui étaient comptabilisés dans la rubrique « transfert et subvention » seront ainsi transférés dans les dépenses de personnel.














