Antananarivo, 9 Août, 20h00 – Prise de participation, transfert. L’affectation des ressources nationales au Fonds souverain Malagasy (FSM), de même que leur utilisation doivent être transparentes et fondées sur le principe du “rapport qualité-prix”. C’est ce que souligne le Fonds monétaire international (FMI) dans son rapport sur la deuxième revue des programmes sur la Facilité élargie de crédit (FEC) et sur la Facilité de la résilience et de la durabilité (FRD).
Le FMI indique insister sur cette transparence, “d’autant plus que l’aide publique au développement, dont Madagascar est fortement dépendante, est en baisse depuis plusieurs années”. Cette institution de Bretton Woods note d’ailleurs que malgré l’engagement du FSM à respecter les principes pour la gouvernance des fonds souverains, celui-ci n’a pas encore adopté de stratégie d’investissement qui guiderait ses opérations. Le FMI estime également que “les ressources du FSM ne sont pas clairement définies. “
Le service du FMI souligne dans son rapport la nécessité d’éviter d’utiliser les ressources des entreprises publiques existantes vers des opérations qui ne passeraient pas le filtre budgétaire traditionnel. Il y est en effet rapporté que le FSM a déjà acquis une participation de 49 % dans le Consortium Neho qui mettra en œuvre le projet hydroélectrique de Sahofika. Il y a également le transfert de 50 millions d’euros du port de Toamasina vers le FSM en mars qui aurait pu être versé au budget, sous forme de dividende spécial. Et la décision concernant leur utilisation la plus efficace aurait pu être examinée de manière globale dans le cadre du processus budgétaire traditionnel, poursuit le rapport.
Les autorités malgaches avaient alors réaffirmé leur engagement de renforcer la transparence et de limiter les risques budgétaires liés à la mise en œuvre du FSM. Après l’adoption du décret sur le taux de réserve qu’il va établir, la nomination de son directeur général, l’adoption prochaine du budget de fonctionnement de ce fonds d’investissement pour 2025 est avancée.
L’Etat s’est également engagé à clarifier davantage les priorités du FSM afin d’éviter les conflits d’objectifs et de maximiser l’efficacité du fonds et à préciser les modalités de financement du fonds. Les autorités veillent aussi à limiter la capacité potentielle du FSM à engager la signature du gouvernement sur des projets d’investissement ou des PPP et à garantir la transparence et la bonne gouvernance du fonds par la soumission au Parlement et la publication régulière de rapports annuels et d’états financiers.














