Antananarivo, le 31 Août, 11h30 – C’est le flou. Ambiance particulière autour de la gestion des matchs des Barea dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du monde 2022. Cette fois-ci, c’est le ministère de la Jeunesse et des sports (MJS) qui jette un pavé dans la mare concernant le déplacement de l’équipe nationale en Tanzanie pour rencontrer les Taifas Stars le 7 Septembre lors de la deuxième journée de ce groupe J.
« Jusqu’à maintenant, la préparation et le transport des Barea pour le match contre l’équipe nationale de la Tanzanie ne sont pas clairs », lâche le communiqué du MJS, ce mardi matin. Le communiqué entre dans la droite ligne des attaques lancées lundi par le président Andry Rajoelina contre le FMF.
Le MJS reprend le terme « prise d’otage » du football dans le bras de fer engagé entre les autorités politiques et la Fédération, du moins pour certains de ses membres. Il parle d’« irresponsabilité, de laxisme, mauvaise gestion » concernant la gouvernance footballistique, ciblant sans le nommer le président de la FMF, Raoul Arizaka Rabekoto, parti à l’étranger et faisant l’objet d’un mandat international sur une autre affaire.
Des sources autorisées au sein de la FMF avaient pourtant indiqué l’existence d’un projet pour un vol direct des Barea afin de rallier la Tanzanie. Jocelyn Razafimamonjy, président de la commission communication et marketing au sein de l’instance, avait expliqué ce choix de rejoindre Dar-Es-Salam juste après la rencontre face au Bénin afin de « faire face aux éventuels imprévus inhérents aux déplacements en Afrique ».
Lundi, le président Andry Rajoelina fustige la FMF et parle de prise d’« otage » du football malgache. Il avait critiqué la lettre de demande d’autorisation de la présence de 1.500 spectateurs formulée par la FMF auprès de la Confédération africaine de football (CAF), rejetée par cette dernière. Or, le gouvernement avait espéré 20.000 spectateurs pour la rencontre. Moins de 24h après, C’est Raoul Arizaka Rabekoto qui réplique en parlant d’« amour », de « professionnalisme » et de « sacrifice » de ses collaborateurs.
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