FOOTBALL – Les Etats-Unis démentent vouloir remplacer l’Iran par l’Italie au Mondial 2026

Photo by Mandel NGAN / POOL / AFP

“Les Etats-Unis ne cherchent pas à exclure l’Iran de la Coupe du monde de football cet été”. La déclaration est du secrétaire d’Etat américain Marco Rubio, après qu’un responsable américain a évoqué la possibilité de repêcher l’Italie, non qualifiée pour le tournoi. « Le problème avec l’Iran, ce ne serait pas ses athlètes. Ce serait certaines des autres personnes qu’ils veulent faire venir avec eux », poursuit le chef de la diplomatie américaine.

Pour Marco Rubio, si les joueurs iraniens « décident de ne pas venir de leur propre initiative, c’est parce qu’ils ont décidé de ne pas venir”. “Ce qu’ils ne peuvent pas faire, c’est faire entrer chez nous tout un tas de terroristes des Gardiens de la révolution islamique en prétendant que ce sont des journalistes et des préparateurs physiques”, ajoute-t-il, affirmant “ne pas savoir d’où viennent les spéculations selon lesquelles l’Iran pourrait décider de ne pas venir, et que l’Italie prendrait sa place ».

Alors que la guerre au Moyen-Orient fait planer le doute sur la participation iranienne à 50 jours du coup d’envoi, Paolo Zampolli, conseiller du président des Etats-Unis a affirmé au Financial Times avoir suggéré ce scénario à Donald Trump et à Gianni Infantino, patron de la Fifa. “Je suis Italien de naissance et ce serait un rêve de voir la Squadra Azzurra dans un tournoi organisé aux États‑Unis”, a-t-il confié au journal britannique. “Avec quatre titres, elle a le pedigree pour justifier son inclusion », a-t-il soutenu.

Interrogée par l’AFP, l’instance mondiale du foot a renvoyé vers les récentes déclarations de Gianni Infantino. « L’Iran sera à la Coupe du monde » et disputera comme prévu ses matches du premier tour aux Etats-Unis, avait-t-il affirmé à l’AFP fin mars. « L’Iran doit venir, ils représentent leur peuple, ils se sont qualifiés, les joueurs veulent jouer », avait-il encore déclaré mi-avril lors d’une conférence économique à Washington, en espérant que le Moyen-Orient retrouverait bientôt une « situation pacifique ».

« Nous ne voulons pas pénaliser les joueurs », avait déjà aussi souligné Donald Trump. Mi-mars, le président américain avait toutefois estimé que la sélection iranienne ne serait pas en « sécurité » si elle venait aux Etats-Unis. L’Iran doit disputer ses trois matches du groupe G à Los Angeles contre la Nouvelle-Zélande (16 juin) et la Belgique (21 juin) puis à Seattle contre l’Égypte (27 juin). Son camp de base est censé être situé à Tucson, en Arizona.

Des responsables italiens, pour leur part, ont écarté cette option. « Premièrement, ce n’est pas possible. Deuxièmement, ce ne serait pas approprié, on se qualifie sur le terrain », affirme le ministre italien des Sports, Andrea Abodi, cité par les agences italiennes Ansa et AGI. Le président du Comité national olympique italien (Coni), Luciano Buonfiglio, assure qu’il se sentirait « offensé » si l’Italie était repêchée de cette façon. « Il faut mériter sa place en Coupe du monde », explique-t-il, selon les agences italiennes.

La Squadra Azzurra ne participera pas au Mondial pour la troisième fois consécutive après avoir été éliminée par la Bosnie-Herzégovine (1-1 a.p. 4 tab à 1) fin mars. L’Iran, de son côté avait évoqué un « boycott » de la compétition au début du conflit déclenché par les États-Unis et Israël le 28 février. Il avait également demandé à la Fifa de déplacer ses matches au Mexique mais l’instance mondiale a écarté cette option.

Avec AFP

 

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