Antananarivo, 14 Mai, 7h30 – Un recrutement sous haute surveillance. Le ministère des Forces armées annonce la mise en place de trois comités avec des attributions précises dans le cadre du processus de rengagement de 820 hommes de troupe annoncé par le Conseil des ministres du 30 avril. Ces comités assureront la collecte des dossiers de candidatures, l’examen de chaque candidature, la validation des candidats et la publication de la liste finale.
Selon un communiqué publié mardi par le ministère, le premier comité opère au niveau des écoles militaires et des unités de base. Le deuxième comité, lui, est mis en place au niveau de l’Etat-major général. Le troisième comité, interarmées, réunit les états-majors de l’armée de terre, de l’air et de la marine. À cela s’ajoute un dernier comité d’enquête et de vérification, prévu avant même le début de la formation, pour garantir la conformité et l’éthique de la sélection.
“La sélection des soldats à réengager doit obéir à des critères stricts”, martèle le ministère dans sa publication, pour expliquer la mise en place des comités de sélection. Il met alors en garde contre toute tentative de corruption, et assure que tout cas avéré de corruption sera poursuivi comme un crime. Il invite parallèlement tous ceux qui auraient des preuves de tentative de corruption, notamment de demande d’argent, à les dénoncer. “Le processus de rengagement est gratuit”, précise-t-il d’ailleurs.
Le processus de rengagement de 820 soldats fait suite à un besoin urgent signalé en Conseil des ministres. L’objectif est de renforcer les effectifs des hommes de troupe, absents des recrutements en 2024, où seuls des élèves officiers avaient été admis. Les postes budgétaires alloués cette année sont donc exclusivement réservés aux “réengagés”.
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