Antananarivo, 2 Juin, 7h15 – Des efforts à déployer. Le score de Madagascar n’est que de 33,36 sur 100 en matière de souveraineté alimentaire. Ce qui met la Grande île à la 49ème place dans ce domaine parmi les pays africains classés dans le rapport 2024 sur l’Indice de fourniture des services publics (PSDI) en Afrique, lancé en marge des Assemblées annuelles 2025 du groupe de la Banque africaine de développement (BAD).
La souveraineté alimentaire figure parmi les cinq dimensions évaluées dans cet Indice de fourniture des services publics en Afrique. Cette dimension évalue les performances des pays africains en matière de fourniture aux citoyens d’aliments en tant que service durable, leur garantissant l’accès à des quantités stables et suffisantes d’aliments nutritifs pour mener une vie saine, productive et active. Elle recouvre ainsi les aspects de la disponibilité, de l’accès, de l’utilisation et de la stabilité des aliments. Et ce, en tenant compte des paramètres de faim, de pauvreté, de développement de la chaîne de valeur agricole, d’exportations agricoles nettes, de diversité des produits et de nutrition.
Concernant le “développement de la chaîne de valeur agricole”, Madagascar a obtenu un score de 27,96 sur 100. Pour ce qui est de “mettre fin à l’extrême pauvreté”, le score de la Grande île est de 20,63 sur 100. Il est de 25,27 sur 100 pour “l’élimination de la faim”. Madagascar obtient toutefois un score élevé de 76,33 sur 100 pour ce qui est “des exportations agricoles nets”, indique ce rapport.
Comme exposé par les auteurs de ce rapport, l’agriculture à Madagascar est dominée par des pratiques agricoles traditionnelles basées sur des cultures vivrières, l’élevage et la pêche traditionnelle, et employant près de 70 % de la population active. Ces auteurs estiment qu’il existe des possibilités pour développer des secteurs générateurs de revenus, notamment les produits de la pêche, les litchis, la vanille, les clous de girofle, le café et les épices.
Les autorités malgaches avaient réitéré que la souveraineté alimentaire est une priorité nationale. Un engagement qu’elles ont notamment soutenu lors du dernier Sommet “Nutrition for Growth” de Paris. Le secrétariat d’Etat en charge de la souveraineté alimentaire avait exposé à l’époque que “l’accès à une alimentation suffisante et nutritive ne peut être assuré qu’en renforçant la production locale et en réduisant la dépendance aux importations”. Cette souveraineté alimentaire ne se limite par ailleurs pas à la production mais repose aussi sur une gestion efficace et une distribution équitable des ressources, avait avancé le premier responsable de ce département durant ce Sommet.














