GREVE – Le syndicat des infirmiers et sage-femmes annonce 72 heures de trêve syndicale et en appelle au chef de l’Etat pour trouver une solution à leurs revendications

Antananarivo, 15 Février, 14h45 – Un ultimatum adressé aux autorités. Le syndicat des infirmiers et des sage-femmes de Madagascar (SISFM) donne 72 heures au chef de l’Etat pour discuter avec les paramédicaux et proposer des solutions à leurs revendications. En attendant l’expiration de ce délai, les paramédicaux syndiqués annoncent une trêve syndicale de 72 heures. « Les paramédicaux n’iront pas sur les lieux de travail pour la grève mais resteront chez eux », annonce Hajatiana Jules Ranaivoparany, président régional du SISFM dans la Haute Matsiatra, au cours d’une rencontre avec la presse ce lundi.
Un comité de négociation a été mis en place à l’issue du Conseil national extraordinaire du syndicat qui s’est tenu en fin de semaine, et la trêve a été décidée par ce comité, indique le président régional du SISFM dans la Haute Matsiatra. Celui-ci ajoute que « si aucune solution n’est trouvée à l’issue des72 heures, la grève reprendra et sera même renforcée ».
Vendredi, les paramédicaux grévistes ont réussi à entrer dans l’enceinte des Centres hospitaliers universitaires Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHU/JRA) et Joseph Raseta Befelatanana (CHU/JRB). Les grévistes ont indiqué avoir réussi à enrôler des paramédicaux de ces hôpitaux même si les chefs d’établissements, dans des déclarations vidéo publiées par le ministère de la Santé, ont assuré que les soins s’y sont poursuivis normalement. Le directeur d’établissement par intérim de l’HJRA a même dit que si les grévistes ont réussi à entrer dans l’enceinte de l’hôpital, c’est parce qu’ils ont profité de deux événements qui s’y sont déroulés.
Un responsable au sein de l’HJRA a néanmoins admis quelques problèmes dans deux ou trois services vendredi à cause de la grève des paramédicaux. Du côté des grévistes, les leaders syndicaux assurent que les soins ne sont pas interrompus dans certains services, parce que « l’objectif n’est pas de tuer les malades », soutient Jerisoa Ralibera, président du SISFM.