Antananarivo, 12 Juillet, 10h15 – Les réclamations du Syndicat des enseignants chercheurs et chercheurs enseignants (Seces) section Antananarivo se durcissent. Dans une énième déclaration faite après une assemblée générale, le syndicat demande que les responsables étatiques, qui ont « failli à leurs devoirs et responsabilités », doivent quitter leur poste. Il demande ainsi la démission du Premier ministre, du ministre de l’Economie et des finances et de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique.
Plus encore, le Seces lance un autre ultimatum aux autorités. « S’il n’y a pas de solution satisfaisante et durable dans 72 heures, nous cesserons les activités d’enseignements et de recherche auprès de l’Université d’Antananarivo et des instituts de recherche », poursuit le syndicat.
Pour ce qui est des revendications, à quelques détails près, ces derniers n’ont pas changé. Le syndicat réclame toujours le paiement des heures complémentaires impayées depuis l’année universitaire 2018-2019, les indemnités de recherche depuis 2018 mais aussi l’adoption de plusieurs décrets relatifs au statut des enseignants chercheurs et des chercheurs enseignants.
De son côté, le ministère en charge de l’Enseignement supérieur rappelle que les revendications du Seces ont déjà été prises en compte . “Sur les sept revendications initiales du Seces, seulement un n’a pas encore reçu de réponse à ce jour”, précise une source auprès du ministère. Des démarches ont déjà été initiées concernant le paiement des heures complémentaires et des vacations, précise-t-elle. Pour l’instant, le ministère indique se focaliser sur les examens du baccalauréat.
Photo d’illustration














